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Aujourd'hui est un cadeau de demain. Car demain nous offre la possibilité de le modifier par ce que nous faisons aujourd'hui.

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27
jan

La voie du coeur

Bonjour.

Cet article est un peu spécial, car il est le fruit d’une intense introspection. Comme vous l’avez remarqué je n’ai pas écrit de billet depuis longtemps.

La raison est simple : j’étais profondément perturbé.

Je ne vais pas m’étendre sur les raisons de cette perturbation. Cependant elle m’a forcé à une phase de réflexion et d’introspection. S’en est suivi des discussions longues et intenses avec celui que je considère comme mon grand frère.

J’en ressors grandi. Ma compréhension a fait un bond.

Ce billet est aussi ma participation à l’initiative de la croisée des blogs du mois de février dont le thème est : « apprendre par soi même« .

Nous avons tous des choses à apprendre. Qui que nous soyons, quoi que nous fassions, le principal enseignement de la vie c’est l’éveil de la conscience. Rien de mystique, rien de religieux, rien à voir avec tout cela. Je parle juste de notre propre conscience, la notre, celle qui est unique à l’intérieur de nous même. Cette conscience qui fait que nous sommes tous différents et si semblables. Cette conscience qui fait de nous des humains.

More is better (plus est mieux)

Revenons un peu en arrière, et observons. Depuis tout petit j’ai toujours été considéré comme quelqu’un d’éveillé.
Préférant côtoyer les adultes aux enfants de mon age.
Boulimique de lecture, de connaissance, de savoir. Je posais sans cesse des questions. Les gens autours de moi avaient parfois du mal à répondre à mes demandes incessantes.

Plus j’en savais, mieux je me sentais. C’était de la surenchère permanente. Je parlais de mécanique quantique et de relativité générale au collège. Je faisais des exposés sur les trous noirs, sur la cosmologie. Les sciences étaient ma raison de vivre.

La physique, les mathématiques, l’informatique, la science-fiction, la philosophie … tout y passait. Les statistiques, l’économie, je me souviens de discuter de la bourse avec mon grand père alors que j’avais 13 ans. Je comprenais comment faire de l’argent en jouant entre les taux d’échanges des monnaies.

J’ai eu la chance (si je peux parler de chance) d’intégrer un prestigieux lycée (lycée militaire de st Cyr). Un cadre verdoyant, un staff d’enseignant trié sur le volet de l’éducation nationale (les places sont très chères). J’ai eu dés la seconde des professeurs agrégés, ce qui est un privilège de classe préparatoire dans les autres établissements.

A l’époque il existait encore le service militaire. Une partie de nos professeurs provenaient de Ulm, et autres grandes institutions. Ils bénéficiaient de traitement spéciaux qui leur permettaient de poursuivre leurs doctorats moyennant une 15aine d’heures d’enseignement dans notre lycée.

Ce fût orgiaque. Rien à faire à part se remplir la tête. Et avoir son bac (la moindre des choses). Internat, 6 jours sur 7 dans les locaux. Un accès privilégié à la bibliothèque à faire pâlir nombre d’établissements. Une discipline stricte tournée vers l’acquisition du savoir. Se remplir, s’empiffrer. Mon cerveau étant élastique il acceptait tout cela sans problème.

Une fois arrivé à la fac, je découvre internet (1998). J’entre dans une nouvelle dimension. Le savoir à portée d’un clic. Je suis vite victime du virus. Quinze heures par jour, devant l’ordinateur, lire, discuter, échanger.

En 1 an j’ai tellement appris, que je me fais embaucher. Mon premier vrai boulot : être payé pour pirater les réseaux des clients. Tester leur sécurité. J’avais 20 ans.

J’étais jeune, j’étais beau, je côtoyais la fine fleur de la piraterie mondiale, des américains qui montaient des boites à 100 millions de dollars, des russes à qui aucune cible ne résistaient, des français à l’ingéniosité incomparable.

Et toujours la course à l’armement. Toujours plus de savoir.

Mais c’est en commençant à travailler que la machine s’est enrayée. Imbus que j’étais par mon savoir, mes connaissances, je passais mon temps à juger. Quand il s’agissait de faire c’était tout autre chose.

J’ai commencé à être aigris. A la fac, j’ai vu d’anciens camarades obtenir leur doctorat d’informatique, alors qu’ils étaient incapables d’installer un linux sur leur machines. Voir même ils venaient me voir pour que je les dépanne. J’étais capable de discuter avec mes professeurs qui étaient pour l’ensemble des chercheurs. Mais incapable d’obtenir la moyenne à mes examens.

Au boulot, ce fût pire encore. Se faire diriger par des mecs qui ne comprennent pas un mot de ce que tu leur racontes, qui ne comprennent même pas les concepts et les principes qui te paraissent évidents. Pouah quelle bande de naze. En plus ils osent vouloir faire de l’argent.

Lorsqu’on me demandait quelque chose, je trouvais 10 bonnes raisons pour lesquelles ce que l’on me demandait était vain, inutile, inadapté.

Tous des cons ! Ils comprennent rien ! Voilà ce que je pensais.

Je claquais la porte à des boulots en criant « bande de cons », quelques périodes d’essais ne se sont jamais terminées.

Tout autour de moi je voyais mes connaissances travailler, s’épanouir dans le salariat ou l’entrepreneuriat, et moi je vivotais balloté de boite en boite. Des gens qui en savaient moitié moins que moi qui réussissaient. J’étais vexé. Très vexé.

Comme le contexte me le permettait, j’ai fui. Je suis retourné étudier. Pour rien au final. Au lieu de me poser les bonnes questions, je me suis fourvoyé encore plus dans mes défauts. Mes 10 dernières années ne sont qu’une suite infâme d’échec.

Je suis retourné travailler, sans grand succès, avec une confiance en moi très affaiblit. Je subissais majoritairement mon environnement. J’en voulais à la terre entière. Tous des cons et moi le premier.

Certains de mes amis ont parlé de dépression, je n’irais pas jusque là.

Better is better (le mieux est mieux)

Le coup ultime est venu de ma petite amie du moment, premier janvier 2007, 1h30 du matin.

Ce fût beau, ce fût grandiose. Et surtout ce fût surtout pathétique. C’est là que j’ai commencé à ouvrir les yeux. Ce fût la première étape de ma prise de conscience : je suis responsable de ma vie.

C’est fou ce que le monde change lorsqu’on change sa manière de voir le monde.

Pendant des années j’ai acquis du savoir, en passant à coté de l’essentiel : savoir qui je suis.

Pendant des années je me suis enfermé dans ma tour à essayer de me comprendre et de comprendre le monde par une construction mentale totalement virtuelle. C’est impossible. La véritable connaissance ne vient que de l’expérience.

Ensuite j’ai essayé de sortir de cette tour pour voir ce monde. J’ai fait une grave erreur : je cherchais seulement à m’assurer que le monde correspondait à ma construction mentale virtuelle.
Lorsque ce que je voyais, j’expérimentais, a commencé à contredire ma construction mentale, je suis revenu dans ma tour en criant que le monde était con.
En aucune manière je n’étais dans l’apprentissage. Vouloir apprendre c’est d’abord accepter que l’on a quelque chose à apprendre. Rien à voir avec l’acquisition de connaissance. Rien à voir non plus avec le fait de vouloir se rassurer sur mon savoir.

Pendant longtemps j’ai restitué mon savoir dans des monologues longs et ennuyeux. J’étais conditionné à écraser les autres par le poids de mon savoir. Montrer que je savais était mon principal objectif. Mes phrases commençaient majoritairement par « oui je sais » ou par « oui mais ». J’étais dans l’affirmation. Je me flattais l’égo à assommer les gens par mes paroles. Mais quiconque me connaissait un peu mieux n’était pas dupe. Dans les faits il n’y avait rien. Ce qui compte avec le savoir c’est ce qu’on en fait.

Voilà pourquoi tant de gens autour de moi réussissaient là où j’échouais lamentablement, provocant bien souvent la perplexité de mon entourage. Ils faisaient des choses avec leur savoir. Je n’en faisais rien.

Alors j’ai commencé à faire. Bien sûr ce fût dur, car je n’avais jamais fait.
J’ai essayé. Je voulais bien faire. Mais là encore je n’acceptais pas d’être relégué au rang de débutant.

Remise en cause : il faut accepter de se tromper. Très important. Et puis surtout on n’essaye pas. Essayer c’est se programmer à l’échec. Soit on fait, soit on ne fait pas mais on n’essaye pas.

Tout ceci finalement forme un tout. C’est pour cela que le titre du billet est « la voie du cœur ». C’est qu’au final ce tout que personnellement j’appelle l’état d’esprit est la chose la plus primordiale à tout apprentissage.

Et même au delà : l’état d’esprit dans lequel nous faisons les choses, détermine la fertilité de nos actions.

Et ça je ne l’ai pas acquis en ouvrant un livre. Je le vis au quotidien. Chaque instant, chaque événement, chaque rencontre me prouve jour après jour la justesse de cette phrase.

C’est l’éveil de conscience dont je parlais. Mais attention, c’est de ma conscience dont je parle. Pas la votre. Car j’ai aussi appris durement que ce qui est évident pour moi ne l’est que pour moi.

Finalement j’ai fermé mes livres. J’ai arrêté la surenchère permanente. Mon terrain d’apprentissage c’est ma vie, le monde, mes expériences. Et une chose est sûre : je n’ai pas fini d’apprendre (à commencer par l’orthographe :)), ce n’est que le début. Il aura fallu presque 28 ans pour que je commence à être dans la réalité.

Alors vous voulez apprendre très bien, mais sachez qu’apprendre ce n’est pas seulement acquérir du savoir. La prochaine fois que vous êtes sur le point d’ouvrir un livre (surtout de développement personnel) posez-vous les bonnes questions :

  • ai-je réellement besoin de ce savoir ?
  • ai-je vraiment la volonté d’apprendre ?
  • suis-je prêt à faire l’expérience de ce savoir, pour en obtenir la vraie connaissance ?
  • est ce que je suis dans la surenchère du savoir, ou alors dans l’apprentissage concret et réel ?
  • n’ai-je pas d’autres choses à expérimenter ?

En conclusion, ce billet est spécial. Certains pourront penser que je prends des risques à relater ma vie ainsi. En fait je ne le conçois pas comme cela. C’est en étant honnête avec soi et les autres, c’est en étant juste avec soi et les autres que l’on accède à la connaissance de soi et des autres. Je relate dans ce billet mon expérience. Si je commence à tricher sur ma vie, alors l’apprentissage est biaisé. Être capable de s’observer tel que l’on est et non pas tel que nous pensons l’être, est le premier pas de la conscience.

Il existe une infinité de chemin vers la connaissance de soi et des autres. Vouloir à tout prix que les autres prennent le même chemin que vous, pour arriver au même endroit est une absurdité.

Vouloir aider les gens en leur donnant un savoir, en leur parlant avec la tête, c’est comme de pisser dans un violon. Participer à leur éveil de conscience. Les amener à se poser les bonnes questions, et les inviter à y répondre, c’est ce que j’appelle la voie du cœur. Pour cela il faut se défaire de tout savoir, ne pas se projeter vers l’autre, mais être véritablement à l’écoute, et faire confiance à son intuition. Et quand l’autre c’est nous, c’est encore plus drôle :))

Et n’oublions pas : sourions, respirons, faisons-nous du bien, et relâchons-nous !

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14
déc

A quoi vous entrainez-vous ?

Bonsoir,

Après une dure journée passée dans les feuilles de styles du site pour corriger des problèmes d’affichage, j’ai eu le temps de réfléchir à ce que je voulais écrire dans mes prochains articles.

Face à tant de foisonnement d’idées, je m’empresse maintenant de noircir quelques lignes pour ne point exploser d’hyper-activité cérébrale :).

« Nous sommes tous des champions du monde. »

Cette phrase, souvent citée en cours de Systema par notre bien aimé instructeur Jean-Michel, vient de prendre une dimension nouvelle dans ma tête.

Initialement, elle est souvent utilisée ironiquement pour calmer les élèves, et leur faire prendre conscience qu’il n’y a pas d’autres enjeux dans notre pratique que de se faire du bien, se détendre, et se relâcher.

Cependant, à bien y réfléchir nous sommes tous des champions du monde.

A notre manière.

Par exemple quelles différences y-a-t-il entre un coureur de marathon (pas moi) et un fumeur (moi) ?

A la réflexion par grand chose. Nous nous entraînons dans nos domaines respectifs avec la même rigueur, le même engagement, et la même volonté.

Sans avoir la prétention du titre de champion du monde des fumeurs, je concours dans la catégorie pro (hé ouai !!) :

  • Tous les jours je m’entraîne.
  • Je suis discipliné.
  • J’investis dans du matériel (clope, briquet, dentifrice, chewing-gum).
  • J’ai adapté ma vie à mon entraînement.
  • Je me sens vide quand je ne peux pas m’entraîner.
  • Mon corps s’est transformé et adapté grâce à cet entraînement.

Essayez donc de faire fumer un paquet dans la journée à un novice, il pourra pas tenir la charge.
Je me suis donc bien entraîné pour y arriver. Je peux être fier de moi.

Finalement que cela signifie-t-il ? Que je suis capable de m’entraîner pour arriver à mes objectifs.

N’est pas fumeur pro qui veut !

Mon corps a parfaitement su s’adapter et répondre aux contraintes de cette pratique, mon mental aussi puisqu’il fait preuve d’ingéniosité pour que je ne rate pas un entraînement.

De même pour devenir gros, cela demande un engagement total, et une détermination sans faille. Absorber et digérer autant de calorie en un seul repas, j’en connais beaucoup qui feraient une crise de foie.

En conclusion, il n’y a pas tant de différence entre ce marathonien et moi. Nous avons la même attitude face à nos défis.

Simplement, j’ai plus trop envie d’être un fumeur pro, c’est dur à assumer.

Ce que je sais par contre, c’est que je suis capable de réussir. J’ai bien réussi avec la cigarette, alors pourquoi pas ailleurs ?

Et comme cela, juste pour savoir, vous vous entraînez à quoi, vous ?

04
oct

Gestion du stress et respiration (première partie)

Bonjour,

Aujourd’hui, je voudrais développer un thème cher à la plupart des méthodes de gestion du stress et de relaxation : la respiration.

Pour commencer je vais raconter plusieurs anecdotes qui ne sont pas liées entres elles et qui apportent un point de vue original au sujet de la respiration.

Il y a quelques années de cela, alors que j’étais encore un jeune étudiant, je me retrouve à ma gare préférée à descendre du train. Dans un geste réflexe, j’en profite pour sortir une cigarette que je m’empresse d’allumer pour combler un peu l’attente du bus qui me mènerait à la maison.
J’avais remarqué un groupe de 3 personnes un peu itinérantes, on va dire, habillées de tunique orange, crane rasé, avec une queue de cheval. Bref des adeptes de krishna me disais-je intérieurement.

L’un deux s’avança vers moi pour me demander une cigarette. Schémas classique d’abordage, qui n’a pas que des inconvénients, vous ne pouvez pas imaginer le nombre de rencontres que j’ai fait ainsi, la cigarette aidant à briser la glace.

Bref, je me déleste de cette offrande, l’original ayant les yeux reconnaissants, je sens qu’il veux me parler un peu plus. Bref pourquoi pas, mon physique de père noël incite souvent les gens à la confidence. Et là, surprise, il me pose une question intéressante : « pourquoi la cigarette c’est bon pour le corps ? ».

Alors effectivement je ne sais quoi répondre, étant un fumeur honteux, bercé par la propagande d’état qui me fait culpabiliser à chaque bouffée, je n’arrive pas à trouver une réponse valable.

Face à mon air décontenancé, il me regarde sérieusement et me dit d’un air convaincu : « La cigarette te fait prendre conscience que tu respires ».

Ce n’est que ça ?? me disais-je intérieurement. Mais quel rigolo. Bref, face à mon incompréhension, il rejoignit ses amis tout en me remerciant une dernière fois.

Je ne réalisais pas à l’époque que je parlerais de cette rencontre anodine bien plus tard. Mais aujourd’hui je me rends compte que c’est presque la première graine qu’on avait semée en moi.

Dix ans plus tard, je fume encore. Je l’avoue simplement, j’ai bien du mal à vraiment en finir avec toutes les mauvaises habitudes du Nerd, la dernière bataille qui reste étant la cigarette.

Bref je me retrouve en juin dans un bus qui part de Moscou, pour m’emmener vers le camp d’entraînement du stage de Systema. J’y fais la connaissance de mes futurs partenaires de jeu. Lors d’une halte à la pompe, j’en profite pour me griller une petite vite fait. En remontant, un instructeur polonais avec qui j’avais bien sympathisé, me fournit une explication bien inédite pour moi, en m’interpellant par une question: « pourquoi les gens disent que la cigarette ça détend, alors que c’est bourrée d’excitants ? »

Oui effectivement, encore une contradiction de plus. Alors je suis un peu embêté, surtout que je venais rapidement de lui expliquer que je me déstressais avec la cigarette. Je me sentais un peu pris par cette contradiction.

Avec un regards plein d’amusement, il m’explique alors que si cela déstresse, c’est uniquement dans la manière dont les gens fument, le fait de concentrer l’esprit sur l’inspiration et l’expiration, qui sont plus profondes qu’à la normale. Je reste un peu dubitatif, mais j’en profite pour lui raconter l’anecdote du quai. D’un air de plus en plus amusé il me dit « on t’avait déjà donné la réponse, mais tu ne voulais pas la comprendre ».

Bref s’ensuit une discussion très intéressante avec ledit instructeur qui se révéla être docteur en psychologie. Cela ne pouvait qu’attiser ma curiosité.

Je laissai cela dans un coin de mon cerveau en me disant c’est bien beau la respiration, le stress, tout ça, mais bon pour l’instant ça ne reste que des mots pour moi.

Le coup décisif vint 3 jours plus tard. L’instructeur du jour est Konstantin Kamarov, un des meilleurs spécialistes de la survie, docteur en psychologie de combat et sorti major de l’école du KGB, ce que j’appelle moi un ovni :). Bref, comme le thème du stage était la survie, il ne pouvait pas mieux tomber.

Par un exercice fort démonstratif, il nous a montré que la plus importante chose en matière de survie, c’était de survivre face à soi-même. Et ceci par la respiration (comme par hasard).

Nous étions en haut d’une petite falaise en terre d’une vingtaine de mètres qui bordait un lac. En premier lieu, il nous demanda de descendre jusqu’à l’eau et remonter au point de départ le plus rapidement possible. Nous nous exécutâmes et 2 minutes plus tard nous étions tous essoufflés à prendre notre pouls devant lui. Verdict : nous étions tous au dessus de 150 pulsations par minute.

Il nous explique alors ce qui venait de se passer. Simplement nous avions laissé le contexte prendre possession de notre esprit. Cette situation de descendre en courant dans une falaise et l’apparent danger de la situation avait totalement absorbé notre esprit, générant des tensions psychologiques et par conséquence des tensions physiques. Nous avions subi la situation, et notre respiration ne reflétait que notre état de stress intérieur.

Il nous demanda alors de refaire l’exercice, en nous concentrant uniquement sur notre respiration. En adaptant celle-ci, si nécessaire, à l’effort physique, mais en se préoccupant uniquement à respirer confortablement et calmement.

Nous nous exécutâmes et, surprise, nous fîmes le trajet en moins de temps que la première fois, personne n’était essoufflé et surtout personne ne dépassait les 120 pulsations par minute.

Cette fois là, en nous concentrant sur la respiration, nous avions empêché qu’un élément extérieur prenne possession de notre esprit, et donc nous avions arrêté de subir la situation.

Nous ne nous sommes pas arrêtés là de jouer avec cette falaise et la respiration. On l’a descendue en aveugle, à reculons, les mains dans le dos, guidé par la voix d’un autre, bref que de situations de plus en plus stressantes, et à chaque fois en se concentrant sur la respiration, nous réussissions à repousser nos propres limites et à ne pas subir le stress.

Je vais m’arrêter là pour le moment, et dans une seconde partie j’expliquerai plus en détails cette nécessité de savoir bien respirer et comment par cette respiration, gérer les situations « stressantes ».

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