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Aujourd'hui est un cadeau de demain. Car demain nous offre la possibilité de le modifier par ce que nous faisons aujourd'hui.

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zone de confort

04
fév

Ici et Maintenant

Bonsoir,

Il est déjà pour moi un peu tard pour participer à l’initiative de la croisée des blogs du mois de Janvier sur le thème de l’instant présent, cependant j’ai quelques idées à partager alors je vais quand même écrire un billet sur le sujet.

Le fruit de mes réflexions et de mes expérimentations vont dans le même sens:

L’expérience de l’instant présent est fortement liée à un mode de vie fondamentalement antinomique de celui qui est la fondation de nos sociétés. En teneur je veux parler de la distinction entre le chasseur-cueilleur et l’agriculteur.

D’une manière un peu raccourcie, l’homme a dévié de l’instant présent, dès qu’il a découvert l’agriculture, et qu’il a commencé à s’inquiéter du temps qu’il fera pour ses récoltes.

Voilà un très bon article de Seth Godin qui contient une liste des caractéristiques du chasseur et celles du fermier.

En relisant la Génèse dans la Bible, pour écrire cet article, l’histoire de la chute de l’Homme prend une toute autre saveur lorsqu’on y applique le filtre du passage du chasseur cueilleur à l’agriculteur.

L’Eden avant la chute est le paradis du chasseur cueilleur:

  • des ressources à profusion
  • Adam et Eve sont intégrés à l’environnement
  • inexistence de certaines émotions et sentiments comme l’inquiétude, la honte, l’anxiété, la peur, le désir…

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30
juin

La vie c’est le mouvement : la mobilite

Bonjour,

L’activité physique va souvent de pair avec les vacances.
Pas de contrainte de travail, plus besoin de rester assis toute la journée devant un bureau. Les vacances sont une période privilégiée pour faire le point et prendre soin de soi.

Pourquoi parler de mobilité ?

Simplement car je pense que parler de mobilité et de mouvement, je parle de la vie.

Ce qui caractérise un être vivant en dehors du règne végétal c’est le mouvement.

Or s’il y a bien quelque chose qui caractérise notre société moderne et principalement comme effet secondaire de la sédentarisation et de la « tertiairisation » des activités de l’homme, c’est que nous perdons de jour en jour de la mobilité.

Bien évidemment je ne parle pas de ces avancées que sont la voiture, les avions qui sur le plan général augmentent la mobilité géographique, car je veux parler de la mobilité corporelle.

Simplement observons-nous quelques instants. A part marcher, être assis, et dormir allongé, que faisons nous de plus avec notre corps ? Pas grand chose d’autre (sauf parfois de temps à autre, mais l’on me dit qu’il y a des enfants qui me lisent aussi ).

Finalement notre vocabulaire corporel est bien pauvre.

Quels en sont les conséquences ?

Premièrement comme j’ai déjà pu le traiter dans d’autres articles, le manque de mobilité entraîne une détérioration musculaire générale. C’est simple à comprendre : le moins vous utilisez le corps, le moins il est utilisable.

Comme la fonction crée l’objet, le moins vous bougez, le plus vous adaptez votre corps à l’immobilité :)

Cela entraîne de surcroît des effets d’ordre émotionnel. Et oui il faut le dire, ce manque de mobilité physique cause en particulier un manque de confiance dans les capacités du corps et l’individu petit à petit s’enferme dans une prison mentale qui le pousse à croire qu’en dehors de son vocabulaire corporel quotidien, point de confort.

Cela est facile à constater demandez à n’importe quelle personne de s’accroupir ou de faire une roulade et bien souvent c’est l’hécatombe ! :) La personne se retranche derrière une multitude d’excuses pour ne pas exécuter le mouvement demandé.

Et pourtant, le corps en est capable.

Le manque de mobilité enferme l’individu dans un périmètre restreint délimité par la peur et l’inconfort. C’est d’ailleurs la principale raison des accidents de la vie quotidienne: la peur.
Le fait de ne pas connaître les capacités de mouvements de son corps, crée des tensions et paralyse l’individu en cas de chute, de choc, de rencontre d’obstacle, en cas de situations qui ne relèvent pas de son vocabulaire gestuel limité.

Cela peut aller très loin, car le cerveau par méconnaissance d’un mouvement peut provoquer des ruptures de ligament et déchirures musculaires par sur-contraction pour éviter un mouvement qu’il pense impossible, bien que ledit mouvement soit 100% réalisable.

C’est en particulier le cas des syndromes post-traumatiques où le cerveau pour protéger une articulation blessée par le passé, réduit la mobilité de celle-ci par le biais de tensions musculaires, alors que ladite articulation est de nouveau 100% fonctionnelle.

Un dernier point et non des moindres concernant les effets néfastes du manque de mobilité concerne la qualité des tissus connectifs du corps (tendons, ligaments, tissus myofasciaux … ).
N’en déplaisent aux partisans de la bonne bouffe (Bio-Végétarien, il s’entend), l’individu aura beau bien manger des aliments de qualité, ce n’est pas pour autant que le corps en profitera. Évidemment le système digestif lui en sera que satisfait, mais il faut que les tissus connectifs aient un besoin de se nourrir pour que les nutriments viennent jusqu’à eux !
Sans demande, ni nécessité de la part des tissus connectifs, alors les nutriments sont simplement de passage dans le corps et repartent dans les selles.

La sollicitation des tissus connectifs par l’accroissement de la mobilité articulaire et la mobilité globale du corps, provoque l’apport des nutriments, car une demande est crée.

Manger bien et rester assis, ne font plaisir qu’à votre palais et votre boutique bio !

Alors comment cultiver sa mobilité ?

Voici un tableau récapitulatif (non exhaustif) que je vais expliquer par la suite :

En premier lieu, je distingue trois types de travail :

  • le travail seul,
  • le travail avec objet/ustensile,
  • le travail avec partenaire.

Dans le travail seul, il s’agit de découvrir l’ensemble des possibilités du corps dans un environnement émotionnellement détendu. L’individu est face à lui même et les gestes qu’il accomplie sont des gestes dégagés de toute contraintes.

Dans le travail avec objet, je regroupe toutes les activités de mobilité utilisant des accessoires. Attention toutefois : je rejette en bloc la plupart des exercices qui spécialise le corps. En particulier le travail en isolation des méthodes de musculation classique. Elles n’augmentent en rien la mobilité et souvent la restreignent même en créant des tensions musculaires supplémentaires.

Le principe du travail avec ustensile, est d’apprendre à bouger avec un objet et non de bouger l’objet
. Comprenez bien cette phrase, elle est essentielle.
Si l’on cherche juste à bouger un objet, alors on ne travaille pas la mobilité.
Si l’on cherche à bouger avec un objet, alors on travaille la mobilité.

L’introduction d’un objet dans la recherche de mobilité permet d’augmenter la complexité des mouvements dans la gestion de deux centres de gravité : celui de l’objet, et le notre.

Il permet de préparer l’individu au troisième travail, avec un aspect émotionnel moindre : un objet n’a pas de volonté propre. Il ne fait que ce qu’on lui demande.

Dans le travail avec partenaire(s), l’emphase est particulièrement mis sur le geste contraint. Apprendre à bouger sous contrainte. Développer sa mobilité alors que quelqu’un contrarie nos mouvements. Ce type de travail permet avant tout de travailler l’aspect émotionnel du mouvement. Le but étant de cultiver la mobilité alors que nous sommes perturbés.

Pour vraiment compléter cette étude sur la mobilité, il est important de distinguer trois niveaux de mobilité :

  • position debout,
  • au sol,
  • en transition entre l’un et l’autre.

La position debout est la plus naturelle, et donc la plus simple à travailler.

Au sol, il s’agit avant tout de redécouvrir principalement ce que nous faisions avant de marcher en étant enfant. Et parce que nous sommes joueurs, d’en augmenter la complexité. La dimension du sol est très souvent dérangeante au niveau émotionnel.
Sans rentrer dans les détails, le travail au sol permet de réveiller notre mémoire lymbique (à l’époque où nous étions tous des vers de terre il y a bien longtemps). En particulier il développe la coordination entre les différents anneaux métamériques qui composent le corps.
Il pose aussi des challenges au corps, car la gravité s’exerce différemment sur le corps qu’en position debout.

Enfin vient la transition entre les deux niveaux. Cela concerne en particulier l’engagement du sol sur les chutes et roulades, et comment se relever.
Là encore le passage de la position debout au sol est essentiellement une question de gestion émotionnelle. Le corps est construit pour contrer la gravité qui provoque la chute. Donc dés l’enfance la chute est associée à des émotions négatives (douleurs, choc…). Développer sa mobilité de transition permet donc de travailler principalement sur ses peurs primaires.

L’objectif global étant de se sentir confortable quelque soit le mouvement ou la posture :) !

Voilà donc un petit article introductif à la mobilité, suite au prochain numéro :) !

Et n’oublions pas : sourions, respirons, faisons-nous du bien, et relâchons-nous !

Gratuit :
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18
mai

Etre Trompé !

Bonjour,

Aujourd’hui je vais écrire un peu en dehors de ma ligne éditoriale.

Ayant écrit un article sur les bienfaits de se tromper je récupère pas mal de trafic venant de recherches Google du style (merci google analytics) :

  • comment accepter d’être trompé
  • je trompe mais n’accepte pas d’être trompée
  • tromper accepter
  • accepter de se faire tromper
  • accepter d’avoir été trompé
  • Et j’en passe et des meilleurs :) …

Donc globalement j’ai envie de répondre à ces gens qui cherchent sur Internet des réponses à leur problèmes de couple. En particulier car j’ai vécu cette expérience qui m’a amené moi aussi à chercher sur Google des réponses.

Et une des réponses qui m’a le plus marqué a été de découvrir un site génial : http://www.cocus.org/ .

Génial à plus d’un titre :

  • pour son forum
  • pour ses membres qui s’entraident
  • pour la lumière qu’il peut apporter dans une période plutôt sombre et éprouvante de la vie d’un individu.

Cela m’a permit en particulier de comprendre que ce que je vivais était plutôt commun.
Il ne s’agit pas de tolérer l’inacceptable, mais simplement de relativiser. Mon histoire finalement était plutôt soft par rapport à ce que j’ai pu lire sur ce site. Pas marié, pas d’enfants, pas d’emprunt, pas de maison … Bref pas trop d’enjeux sinon celui de l’amour propre et l’expérience amère de la trahison.

Alors en essayant d’éviter le ton gnangnan et moralisateur je vais essayer de répondre à ces gens.

Premièrement :  » Il n’y a aucune raison de se voir forcer d’accepter ce que l’on n’accepte pas ».

Il existe des gens très tolérants vis-à-vis de la liberté sexuelle de leur partenaire. Mais selon toute vraisemblance, je doute que cela soit le cas de la majorité.
Donc si l’infidélité contrevient à vos croyances et valeurs, ne l’acceptez pas.
C’est entièrement lié à la notion de dignité inscrite dans le titre de ce blog: L’être digne.

La dignité c’est avant tout se respecter soi-même.

D’autre part, si la fidélité est importante pour vous, que votre partenaire le sait, et que toutefois il vous trompe, alors posez-vous la question de savoir comment il vous considèrera si de surcroit vous acceptez son infidélité ?
Il ne verra qu’une personne prête à se déshonorer, à se dédire, et à se compromettre pour lui, ce qui d’une part renforcera sûrement le désintérêt qu’il vous portait déjà et augmentera le pouvoir qu’il possède sur vous.

Deuxièmement : « On recolle très difficilement un pot cassé« .
Un couple est une entité composé de deux individus, reposant sur une entente et un respect mutuel initialement. L’intérêt de chacun des individus envers l’autre est élevé.
La notion de confiance est très important si ce n’est centrale dans une relation de couple.
Et en particulier la confiance repose sur l’honnêteté des rapports et le respect du contrat du couple.

Si les choses ont été préalablement mises au clair entre les partenaires d’un couple, en particulier sur la tolérance des relations extra conjugales, il n’y a pas de tromperie.
Si au contraire chacun s’est engagé à être fidèle, et qu’un use de tromperie, de mensonge pour casser cet engagement, l’honnêteté des rapports a disparu et la confiance aussi.

Il y a une différence entre évoluer, et tromper. Une relation peut évoluer dans le temps, sur la base d’une communication positive et aboutir à l’existence reconnue et acceptée de tous de relation extra-conjugale. C’est généralement une preuve de maturité d’un couple.

Toutefois le cas le plus courant est la prise d’initiative d’un des partenaires à l’insu de l’autre. Dans ce cas là, une fois découvert, la confiance éclate. Et à moins de faire preuve d’une grande force d’âme, l’intensité émotionnelle est telle, que le souvenir de la tromperie mettra beaucoup de temps à disparaître. A chaque fois que vous regarderez l’autre, vous songerez à la tromperie. Ce qui rendra quasi impossible le retour à la confiance initiale.

Ce qui me conduit au troisième point : « Vous valez bien plus que de rester auprès de quelqu’un qui vous a trompé« .

Pour parler simplement, si votre partenaire vous trompe, c’est parce que son niveau d’intérêt envers vous est plus faible que l’intérêt de l’expérience de la tromperie. En teneur vous êtes moins attirants et intéressants que l’autre.
Ce jugement de valeur ne vous appartient pas, il appartient à celui qui vous trompe.
En toute logique si vous voulez rester auprès de celui qui vous a trompé, c’est que vous estimez vous même votre propre valeur inférieure ou égale à celle que vous porte votre partenaire. Donc vous estimez qu’il est normal qu’il vous trompe :) (vous me suivez ? :))) ).

Or je doute de ce dernier point vous concernant, alors changez plutôt de partenaire, et choisissez en un qui vous estime un peu mieux.

Ce qui me pousse au quatrième et dernier point: « Les tords sont partagés« 

Je sais que celui-là fait polémique et que c’est dur à entendre. Cependant dans un couple on est 2, et si le couple est un échec, alors la responsabilité est partagée.

Le but du jeu n’étant pas d’effectuer un exercice de mortification.

La question fondamentale qu’il faut se poser c’est de savoir ce qui a amené la baisse d’intérêt chez le partenaire. Au début son niveau était élevé, au point qu’il s’engage à vos cotés. Et puis un beau jour il vous trompe.
Baisse d’intérêt qui conduit généralement à la rupture (pour les honnêtes gens) ou la tromperie (pour les autres).

Personnellement c’est le jour où j’ai réussi à me poser cette question honnêtement et d’y répondre sincèrement que j’ai commencé à comprendre et à changer. La prise de conscience qui en a découlé a fait qu’aujourd’hui je suis beaucoup plus heureux que je ne pensais pouvoir l’être, même dans mes meilleurs scénarios avec la femme de ma vie de l’époque :D.

Et assez ironiquement je serais tenté de lui dire merci.

Et n’oublions pas : sourions, respirons, faisons-nous du bien, et relâchons-nous !

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