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Aujourd'hui est un cadeau de demain. Car demain nous offre la possibilité de le modifier par ce que nous faisons aujourd'hui.

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02
août

La Bioénergétique

Bonjour,

Un petit billet pour vous faire part d’une découverte, qui pour certains d’entre vous n’en est pas une, je veux parler de la Bioénergetique d’Alexander Lowen.
Lors du stage en janvier de Systema à Paris, sous la direction d’Alex Kostic, celui-ci lors de la troisième mi-temps m’invita à découvrir la bioénergétique, alors que je le questionnais sur les pratiques de santé du Systema.
Ce n’est que dernièrement que j’ai commencé à lire cet personne. En particulier le livre « la spiritualité du corps » que j’ai pu trouvé à la librairie La cornaline, à défaut d’avoir reçu mes deux premiers livres qui viennent tout juste d’arriver après 2 mois de traversée de l’atlantique (Effectivement le prix est moindre aux Etats Unis, mais il ne faut pas être pressé).

Bref tout cela pour dire que je viens de finir la lecture de ce premier livre et que j’ai commencé le livre fondateur dont le titre ne peut être plus explicite : « Bioenergetic« . Read the rest of this entry »

30
juin

La vie c’est le mouvement : la mobilite

Bonjour,

L’activité physique va souvent de pair avec les vacances.
Pas de contrainte de travail, plus besoin de rester assis toute la journée devant un bureau. Les vacances sont une période privilégiée pour faire le point et prendre soin de soi.

Pourquoi parler de mobilité ?

Simplement car je pense que parler de mobilité et de mouvement, je parle de la vie.

Ce qui caractérise un être vivant en dehors du règne végétal c’est le mouvement.

Or s’il y a bien quelque chose qui caractérise notre société moderne et principalement comme effet secondaire de la sédentarisation et de la « tertiairisation » des activités de l’homme, c’est que nous perdons de jour en jour de la mobilité.

Bien évidemment je ne parle pas de ces avancées que sont la voiture, les avions qui sur le plan général augmentent la mobilité géographique, car je veux parler de la mobilité corporelle.

Simplement observons-nous quelques instants. A part marcher, être assis, et dormir allongé, que faisons nous de plus avec notre corps ? Pas grand chose d’autre (sauf parfois de temps à autre, mais l’on me dit qu’il y a des enfants qui me lisent aussi ).

Finalement notre vocabulaire corporel est bien pauvre.

Quels en sont les conséquences ?

Premièrement comme j’ai déjà pu le traiter dans d’autres articles, le manque de mobilité entraîne une détérioration musculaire générale. C’est simple à comprendre : le moins vous utilisez le corps, le moins il est utilisable.

Comme la fonction crée l’objet, le moins vous bougez, le plus vous adaptez votre corps à l’immobilité :)

Cela entraîne de surcroît des effets d’ordre émotionnel. Et oui il faut le dire, ce manque de mobilité physique cause en particulier un manque de confiance dans les capacités du corps et l’individu petit à petit s’enferme dans une prison mentale qui le pousse à croire qu’en dehors de son vocabulaire corporel quotidien, point de confort.

Cela est facile à constater demandez à n’importe quelle personne de s’accroupir ou de faire une roulade et bien souvent c’est l’hécatombe ! :) La personne se retranche derrière une multitude d’excuses pour ne pas exécuter le mouvement demandé.

Et pourtant, le corps en est capable.

Le manque de mobilité enferme l’individu dans un périmètre restreint délimité par la peur et l’inconfort. C’est d’ailleurs la principale raison des accidents de la vie quotidienne: la peur.
Le fait de ne pas connaître les capacités de mouvements de son corps, crée des tensions et paralyse l’individu en cas de chute, de choc, de rencontre d’obstacle, en cas de situations qui ne relèvent pas de son vocabulaire gestuel limité.

Cela peut aller très loin, car le cerveau par méconnaissance d’un mouvement peut provoquer des ruptures de ligament et déchirures musculaires par sur-contraction pour éviter un mouvement qu’il pense impossible, bien que ledit mouvement soit 100% réalisable.

C’est en particulier le cas des syndromes post-traumatiques où le cerveau pour protéger une articulation blessée par le passé, réduit la mobilité de celle-ci par le biais de tensions musculaires, alors que ladite articulation est de nouveau 100% fonctionnelle.

Un dernier point et non des moindres concernant les effets néfastes du manque de mobilité concerne la qualité des tissus connectifs du corps (tendons, ligaments, tissus myofasciaux … ).
N’en déplaisent aux partisans de la bonne bouffe (Bio-Végétarien, il s’entend), l’individu aura beau bien manger des aliments de qualité, ce n’est pas pour autant que le corps en profitera. Évidemment le système digestif lui en sera que satisfait, mais il faut que les tissus connectifs aient un besoin de se nourrir pour que les nutriments viennent jusqu’à eux !
Sans demande, ni nécessité de la part des tissus connectifs, alors les nutriments sont simplement de passage dans le corps et repartent dans les selles.

La sollicitation des tissus connectifs par l’accroissement de la mobilité articulaire et la mobilité globale du corps, provoque l’apport des nutriments, car une demande est crée.

Manger bien et rester assis, ne font plaisir qu’à votre palais et votre boutique bio !

Alors comment cultiver sa mobilité ?

Voici un tableau récapitulatif (non exhaustif) que je vais expliquer par la suite :

En premier lieu, je distingue trois types de travail :

  • le travail seul,
  • le travail avec objet/ustensile,
  • le travail avec partenaire.

Dans le travail seul, il s’agit de découvrir l’ensemble des possibilités du corps dans un environnement émotionnellement détendu. L’individu est face à lui même et les gestes qu’il accomplie sont des gestes dégagés de toute contraintes.

Dans le travail avec objet, je regroupe toutes les activités de mobilité utilisant des accessoires. Attention toutefois : je rejette en bloc la plupart des exercices qui spécialise le corps. En particulier le travail en isolation des méthodes de musculation classique. Elles n’augmentent en rien la mobilité et souvent la restreignent même en créant des tensions musculaires supplémentaires.

Le principe du travail avec ustensile, est d’apprendre à bouger avec un objet et non de bouger l’objet
. Comprenez bien cette phrase, elle est essentielle.
Si l’on cherche juste à bouger un objet, alors on ne travaille pas la mobilité.
Si l’on cherche à bouger avec un objet, alors on travaille la mobilité.

L’introduction d’un objet dans la recherche de mobilité permet d’augmenter la complexité des mouvements dans la gestion de deux centres de gravité : celui de l’objet, et le notre.

Il permet de préparer l’individu au troisième travail, avec un aspect émotionnel moindre : un objet n’a pas de volonté propre. Il ne fait que ce qu’on lui demande.

Dans le travail avec partenaire(s), l’emphase est particulièrement mis sur le geste contraint. Apprendre à bouger sous contrainte. Développer sa mobilité alors que quelqu’un contrarie nos mouvements. Ce type de travail permet avant tout de travailler l’aspect émotionnel du mouvement. Le but étant de cultiver la mobilité alors que nous sommes perturbés.

Pour vraiment compléter cette étude sur la mobilité, il est important de distinguer trois niveaux de mobilité :

  • position debout,
  • au sol,
  • en transition entre l’un et l’autre.

La position debout est la plus naturelle, et donc la plus simple à travailler.

Au sol, il s’agit avant tout de redécouvrir principalement ce que nous faisions avant de marcher en étant enfant. Et parce que nous sommes joueurs, d’en augmenter la complexité. La dimension du sol est très souvent dérangeante au niveau émotionnel.
Sans rentrer dans les détails, le travail au sol permet de réveiller notre mémoire lymbique (à l’époque où nous étions tous des vers de terre il y a bien longtemps). En particulier il développe la coordination entre les différents anneaux métamériques qui composent le corps.
Il pose aussi des challenges au corps, car la gravité s’exerce différemment sur le corps qu’en position debout.

Enfin vient la transition entre les deux niveaux. Cela concerne en particulier l’engagement du sol sur les chutes et roulades, et comment se relever.
Là encore le passage de la position debout au sol est essentiellement une question de gestion émotionnelle. Le corps est construit pour contrer la gravité qui provoque la chute. Donc dés l’enfance la chute est associée à des émotions négatives (douleurs, choc…). Développer sa mobilité de transition permet donc de travailler principalement sur ses peurs primaires.

L’objectif global étant de se sentir confortable quelque soit le mouvement ou la posture :) !

Voilà donc un petit article introductif à la mobilité, suite au prochain numéro :) !

Et n’oublions pas : sourions, respirons, faisons-nous du bien, et relâchons-nous !

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20
mai

Le jeûne informationnel

Bonjour,

Comme j’écris souvent sur l’hygiène alimentaire, posturale, corporelle… Il me semblait fondamentale de parler d’hygiène intellectuelle.

En particulier j’aimerais m’attarder sur le jeûne informationnel.

1- Qu’est ce que le jeûne informationnel ?

Tout le monde connaît la pratique du jeûne, c’est à dire se retenir de manger pendant une durée de temps.
Le jeûne informationnel est donc la transposition au domaine de l’information du concept de jeûne alimentaire : se retenir d’absorber de l’information.

Cependant à part dans la mort, il n’existe pas de jeûne informationnel pur, l’homme étant une machine à transformer l’information en information ou action.

Donc le jeûne informationnel ne porte que sur certains types d’informations:

  • les actualités
  • les informations qui n’ont pas d’impact direct sur la vie de l’individu
  • les informations à espérance de vie courte
  • les informations à faible valeurs ajoutées
  • les informations dont la portée géographique est éloignée de l’individu
  • les informations redondantes
  • les informations à forte valeur manipulatrices

2- Les Fondements

J’ai été en premier lieu sensibilisé au jeûne informationnel par Nassim Taleb dans son livre « The black Swan » (le Cygne noir).
Lui même pratiquant le jeûne informationnel depuis 30 ans quasiment.

Poussant l’expérimentation jusqu’au bout, il a montré que statistiquement les traders en bourse constamment connectés et abreuvés par toutes les chaînes spécialisées d’informations avaient des résultats similaires par rapport aux traders qui volontairement se déconnectaient et pratiquaient un jeûne informationnel.
Il en a conclu que ces informations étaient donc inutiles dans le processus de prise de décision, que l’on pouvait parfaitement obtenir les mêmes performances sans cette masse d’information.

Ayant beaucoup de temps qu’il ne passe pas pendu à la télé, il en profite pour se cultiver, c’est à dire absorber de l’information à haute valeur ajoutée.

3- Les bienfaits

Outre le gain de temps non négligeable, le premier des bienfaits est l’arrêt de la dispersion de l’attention.

Il y a eu une étude récente qui démontrait que l’usage intensif d’internet modifiait profondément les capacités de concentration du cerveau, le cerveau s’adaptant au changement perpétuel de contexte (site web), ce qui avait pour effet d’amoindrir sa capacité à se concentrer durablement sur un sujet d’où en particulier des difficultés notoires à lire des textes longs (livres).

En fait si l’on pousse plus loin, ce phénomène se répercute sur la vie quotidienne, d’où d’ailleurs une épidémie nouvelle et sévère de procrastination, le cerveau étant incapable de se concentrer longtemps, il va trouver des sources de distraction pour assouvir son conditionnement de dispersion.
Quand je disais dans l’article sur le mouvement c’est la vie, que nous sommes en perpétuel conditionnement, en voilà une preuve. Une autre preuve est que j’ai commencé cet article à 16h et qu’il est bientôt 2h00 du matin :).

Ensuite lorsqu’on éteint la télé ou la radio, on n’est plus sujet ni aux publicités et ni autres messages formatés.
La célèbre phrase du président de tf1 qui résumait son métier à vendre du cerveau disponible à cocacola voilà la véritable finalité de ces outils. Donc tout est vraiment nocif au niveau des capacités cérébrales. D’ailleurs si l’on comprend bien le sous-entendu, les programmes télévisés entre les pubs ne sont là que pour retenir l’individu jusqu’à la prochaine pause publicitaire.

D’où la recherche de contenu à forte dépendance, et l’utilisation massive de méthode de manipulation. Donc finalement arrêter la télé et la radio c’est arrêter de se droguer.

Il existe des Junkies de l’information, des gens qui se sentent mal si la télé n’est pas allumé ou bien c’est la catastrophe s’ils loupent le journal télévisé ou la dernière série à la mode. Sisi j’en connais.

Enfin, les médias ne font que relater l’expérience de certains. Les autres vivent par procuration. Or il n’y a rien de tel que d’aller expérimenter par soi-même. Ce qui n’est pas possible si l’on est scotché devant la télé.

4-Comment faire ?

Ben le plus simple : éteindre la télé, la radio, et ne pas lire les journaux.
Utiliser internet qu’a des fins de recherches strictement nécessaires.

« Ouai mais comment je saurais que …. ? » Ça c’est la magie du cercle social, de votre cercle de connaissances, familiale, d’amis. Laissez les donc filtrer pour vous les informations vraiment importantes, et si cela est important pour eux, ils ne manqueront pas de les partager avec vous ! :)

Expérience : Je vous invite à faire un jeûne informationnel de 15 jours, et d’observer les effets sur vous. Bien sûr il vous sera plus difficile de briller à la cantine d’entreprise car vous ne saurez pas qui a été viré de la nouvelle star, mais bon sûrement que parler du dernier livre que vous vous étiez promis de lire depuis 3 ans sera du meilleur effet. :)))

Et n’oublions pas : sourions, respirons, faisons-nous du bien, et relâchons-nous !

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