oct
La respiration
Bonsoir.
Étant occupé à me trouver un nouvel employeur, j’ai moins de temps pour écrire ici.
Cependant pour continuer sur la lancée des deux précédents articles traitants de la gestion du stress et la respiration ( première et deuxième parties) je souhaite apporter quelques précisions au sujet de la respiration. Cela me semble nécessaire pour clarifier mon propos.
En premier lieu, je n’ai aucune technique particulière à promouvoir. Je n’ai pas à vous apprendre comment respirer, vous le savez déjà, sinon vous ne me liriez pas (à moins que le paradis soit équipé d’Internet).
Pourquoi cela ?
Se consacrer à l’apprentissage d’une technique particulière ne vise que l’acquisition d’une aptitude particulière.
Si l’on se réfère, par exemple, aux techniques respiratoires du Yoga, il est possible d’apprendre à respirer par les abdominaux, par le torse, par le dos,… C’est de la gymnastique qui vise à développer un contrôle plus grand de votre corps. Ce n’est pas sans bénéfice évidement, mais au bout du compte est-ce bien utile ?
Si l’objectif est la gestion du stress, on se rend compte que finalement ce n’est pas la technique qui compte. C’est simplement être conscient d’un blocage respiratoire et reprendre une respiration normale.
La solution, ce n’est pas d’apprendre une nouvelle technique, mais de s’observer respirer et gérer sa respiration suivant les besoins.
Nous faisons de l’apnée pour simuler la mort.
Chaque fois que nous arrêtons de respirer, c’est simplement car la situation nous semble dangereuse (d’où tension psychologique).
Un téléphone qui sonne est-il si dangereux que cela ? Une porte à ouvrir aussi ?
Lorsque nous nous forçons à respirer normalement, nous nous déprogrammons. Nous nous forçons à ne plus percevoir une tension dans un contexte précis. Cela abaisse donc le niveau général de stress. Et rend notre vie plus gaie.
Cependant, il n’est pas contre-productif de vouloir apprendre des techniques respiratoires spécifiques. Pourquoi ? Simplement car vous allez focaliser votre attention sur la respiration.
Donc par effet de bords vous allez apprendre à vous écouter respirer, même si cela n’est pas l’objectif premier de ces techniques.
Maintenant que l’on est à l’écoute de notre respiration, que nous reste-t-il à faire ?
- chaque fois que l’on observe une apnée, reprendre une respiration normale;
- chaque fois que l’on observe un emballement de la respiration, se forcer à respirer calmement;
- chaque fois que l’on se sent absorbé par une situation, arrêter et respirer calmement et profondément;
Quelqu’un qui ne subit pas de stress, c’est quelqu’un qui possède une respiration autonome et indépendante de son activité.
Voici un exercice très facile qui permet de dissocier la respiration de l’environnement. La prochaine fois que vous devez marcher pendant une longue durée, comptez un pas une inspiration, un pas une expiration. Quand vous serez à l’aise passez à deux pas une inspiration, deux pas une expiration. Une fois que cela est confortable, montez à trois, puis quatre, puis cinq… jusqu’à dix au moins. Puis redescendez jusqu’à un.
C’est un jeu, donc il n’y a pas de contrainte de réussite. Faites-vous plaisir, et observez-vous. Constatez alors que votre respiration est dissociée de votre marche. Observez alors votre réaction face aux imprévus (obstacle, coupure de trajectoire …).
Certains arrivent à monter jusqu’à 20 pas par inspiration et 20 par expiration. Ne vous forcez pas à aller aussi loin au début. L’essentiel c’est d’être conscient et de vous faire confiance.
Au sujet de la vidéo, en début de ce billet, le plus important est tout à la fin. Le dernier plan montre la réponse de Mr Ryabko sur la meilleure technique de respiration :)))
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