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Aujourd'hui est un cadeau de demain. Car demain nous offre la possibilité de le modifier par ce que nous faisons aujourd'hui.

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respiration

16
déc

Stress, respiration et l’effet Bohr

Bonjour,

Étant un insatiable curieux, je viens de découvrir l’effet Bohr qui offre une nouvelle explication de la rétention de la respiration en cas de stress.

Pour mémoire je rappelle ici la série d’articles sur le sujet :
http://blog.coachdom.org/2008/10/la-respiration.html
http://blog.coachdom.org/2008/10/gestion-du-stress-et-respiration.html (première partie)
http://blog.coachdom.org/2008/10/gestion-du-stress-et-respiration_07.html (deuxième partie)

Pour expliquer rapidement, la respiration permet d’incorporer de l’oxygène (O2) et d’évacuer le dioxyde de carbone (CO2).

Cependant le corps humain est un peu plus compliqué que la simple opposition : bon = O2 et mauvais = CO2.

Le sang contient ces deux éléments à une certaine concentration et sous diverses formes. Par exemple la majorité de l’O2 contenu est fixé par l’hémoglobine qui transporte celui-ci à travers le corps.

Simplement, il faut un déclencheur pour permettre à l’hémoglobine de relâcher l’02 qu’il transporte, pour que celui-ci aille alimenter les cellules.

Ce déclencheur c’est le taux de CO2.

Les études qui ont été faites en 1904 par Borh, Hasselbalch et Krogh; ont mis en évidence le rôle du CO2 dans cette machinerie complexe.

En effet, plus la concentration de CO2 augmente, plus les transporteurs d’O2 vont relâcher celui-ci pour augmenter la respiration cellulaire (l’usage de l’O2 par les cellules).

Parallèlement plus cette concentration diminue, moins les transporteurs vont relâcher l’O2, et donc moins les cellules vont respirer.

Cela explique deux choses :

  • l’hyperventilation et ses symptômes, en effet le taux de CO2 diminue drastiquement puisqu’il est évacué par les poumons rapidement par l’augmentation du rythme respiratoire. Cela a comme conséquences, la diminution de la respiration cellulaire et un phénomène d’asphyxie du corps (malaise, vertige ….). D’ailleurs le remède le plus simple à l’hyperventilation est d’offrir au sujet un sac en papier dans lequel il respirera. Le fait de réabsorber le CO2 qu’il vient d’évacuer lui permettra de rééquilibrer ses taux et de calmer sa crise.
  • L’apnée en cas de situation à forte tension psychologique. Le fait de retenir le CO2 par apnée, provoque une brusque montée du taux de CO2 dans le sang, et par conséquence, relâche massivement de l’O2 pour la respiration cellulaire. Le corps se prépare à un effort exceptionnel en mobilisant toute l’énergie pour nourrir les cellules.

Bien évidement, cette apnée ne peut pas durer éternellement et possède un coût dans le temps.

Alors n’oubliez pas : Souriez, Respirez, relâchez-vous et faites vous du bien !

Gratuit :
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14
déc

A quoi vous entrainez-vous ?

Bonsoir,

Après une dure journée passée dans les feuilles de styles du site pour corriger des problèmes d’affichage, j’ai eu le temps de réfléchir à ce que je voulais écrire dans mes prochains articles.

Face à tant de foisonnement d’idées, je m’empresse maintenant de noircir quelques lignes pour ne point exploser d’hyper-activité cérébrale :).

« Nous sommes tous des champions du monde. »

Cette phrase, souvent citée en cours de Systema par notre bien aimé instructeur Jean-Michel, vient de prendre une dimension nouvelle dans ma tête.

Initialement, elle est souvent utilisée ironiquement pour calmer les élèves, et leur faire prendre conscience qu’il n’y a pas d’autres enjeux dans notre pratique que de se faire du bien, se détendre, et se relâcher.

Cependant, à bien y réfléchir nous sommes tous des champions du monde.

A notre manière.

Par exemple quelles différences y-a-t-il entre un coureur de marathon (pas moi) et un fumeur (moi) ?

A la réflexion par grand chose. Nous nous entraînons dans nos domaines respectifs avec la même rigueur, le même engagement, et la même volonté.

Sans avoir la prétention du titre de champion du monde des fumeurs, je concours dans la catégorie pro (hé ouai !!) :

  • Tous les jours je m’entraîne.
  • Je suis discipliné.
  • J’investis dans du matériel (clope, briquet, dentifrice, chewing-gum).
  • J’ai adapté ma vie à mon entraînement.
  • Je me sens vide quand je ne peux pas m’entraîner.
  • Mon corps s’est transformé et adapté grâce à cet entraînement.

Essayez donc de faire fumer un paquet dans la journée à un novice, il pourra pas tenir la charge.
Je me suis donc bien entraîné pour y arriver. Je peux être fier de moi.

Finalement que cela signifie-t-il ? Que je suis capable de m’entraîner pour arriver à mes objectifs.

N’est pas fumeur pro qui veut !

Mon corps a parfaitement su s’adapter et répondre aux contraintes de cette pratique, mon mental aussi puisqu’il fait preuve d’ingéniosité pour que je ne rate pas un entraînement.

De même pour devenir gros, cela demande un engagement total, et une détermination sans faille. Absorber et digérer autant de calorie en un seul repas, j’en connais beaucoup qui feraient une crise de foie.

En conclusion, il n’y a pas tant de différence entre ce marathonien et moi. Nous avons la même attitude face à nos défis.

Simplement, j’ai plus trop envie d’être un fumeur pro, c’est dur à assumer.

Ce que je sais par contre, c’est que je suis capable de réussir. J’ai bien réussi avec la cigarette, alors pourquoi pas ailleurs ?

Et comme cela, juste pour savoir, vous vous entraînez à quoi, vous ?

20
nov

Jeux et apprentissage

Bonjour,

Ce qui caractérise un cours de Systema, c’est l’ambiance de travail. Souvent le nouveau venu est surpris. Il s’attendait à voir des gros bras se mettre dessus par un travail très dur et viril. Mais rien de tout cela. Au contraire, il voit une bande de joyeux lurons se détendre, rigoler, sans aucun enjeu autre que celui de se faire du bien.

En fait ce qu’il va découvrir, c’est que cette atmosphère est primordiale. Il s’attendait à un environnement sérieux, à une discipline stricte qui caractérise les sports de combat, et à l’esprit de compétition qui domine généralement les activités fortement masculines.

Mais rien de tout cela. Il y voit des gens curieux de s’améliorer, se détendant, faisant avant tout un travail personnel.

Je fais souvent la comparaison avec le jeu des lionceaux ou des louveteaux. Dans les documentaires animaliers, on voit souvent cette scène, où les jeunes s’amusent, se chamaillent, se mordent, se battent, tout cela sous l’œil bienveillant des parents. On voit alors ces débutants découvrir leur corps, découvrir la douleur, essayer toutes sortes de choses avec leur environnement. Ils apprennent la vie, se musclent, travaillent leurs équilibres et leurs coordinations, apprennent à donner et à recevoir des coups, tout cela je dirais, dans une ambiance détendue. Et c’est le rôle des parents d’être alerte face à la menace.

Pour schématiser un peu, il existe selon moi trois niveaux d’état psychologique :

  • détendu, relâché;
  • sérieux;
  • paniqué.

Selon moi, le niveau détendu et relâché devrait être la norme. Nous passons d’un état à l’autre, plus la tension psychologique augmente.

Nous entrons dans ces différents états psychologiques suivant l’interprétation que nous faisons d’une situation, d’un contexte.

Souvent nous apprenons quelque chose pour que cela nous serve plus tard. Nous faisons alors l’acquisition d’une nouvelle compétence ou nous en améliorons une que nous possédons déjà.

La période d’apprentissage est importante. Cependant qu’arrive-t-il si durant cette période d’apprentissage, nous sommes trop sérieux ?

La réponse est simple : au moment d’exploiter cette nouvelle compétence dans un environnement à forte pression psychologique, nous arriverons au niveau de la panique plus rapidement.

Pour illustrer ce propos, je prends souvent l’exemple de ces camarades de classe tellement sérieux en cours et le soir à l’étude (j’étais en internat) que le jour de l’examen ils rendaient copie blanche. Pourtant la veille encore, ils récitaient leurs leçons à la virgule près.

Ils étaient tellement proches de la panique à force d’être trop sérieux, sans que la situation ne le nécessite durant l’apprentissage; qu’ils tombaient en panique le jour important de l’examen.

A l’opposé, on a aussi observé des élèves sérieux mais détendus, ces boute-en-train de première, toujours à mettre l’ambiance en classe, qui ne donnaient pas l’impression de bosser, et qui pourtant étaient toujours dans le haut du panier.

Ne nous méprenons pas, ces gens là aussi travaillent, mais différemment. Ils sont détendus et relâchés durant l’apprentissage, et simplement sérieux le jour de l’examen.

Il est donc important durant un apprentissage qu’il se fasse de manière détendue. L’assimilation est plus rapide, plus profonde, et l’individu pourra à loisir utiliser cet apprentissage dans un contexte plus tendu.

Alors souriez, respirez, relâchez-vous, et faites-vous du bien !!

Je ne peux que conseiller la lecture des billets sur la gestion du stress et la respiration que vous trouverez ici :

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