Bonjour,
Sans forcément avoir chercher à perdre de l’embonpoint, nous avons tous de près ou de loin été sensibilisés sur les régimes, la nutrition, toutes les méthodes dérivées dont on nous vante les mérites à chaque publication sur la santé.
Je comprends bien ces démarches. Je suis même convaincu que ce que nous absorbons a une importance prépondérante sur notre état général, cependant j’aimerais dans ce billet attirer l’attention, non pas sur ce que l’on mange, mais sur comment nous mangeons.
Bien sur, ce que je relate dans ce billet est issu principalement de mes propres recherches, observations et expérimentations. Mais je doute qu’un quelconque spécialiste de la question aie un avis contradictoire. Je vous invite aussi à expérimenter et à vous observer et de tirer vos propres conclusions.
L’origine date d’un an presque lorsque je me renseignais pour faire une formation de naturopathe. J’avais lu qu’un hygiéniste américain très farfelu du 19ième siècle autorisait ses patients à manger n’importe quoi du moment qu’ils respectaient la seule et unique condition : mâcher 100 fois chaque bouchée.
A première vue, cela semble farfelu, juste en imaginant le temps que cela prendrait pour ingérer un repas normal de cette manière.
Cependant en y réfléchissant un peu plus, en observant autour de soi et en soi; le bienfondé de cette approche semble se préciser de plus en plus.
En effet, la première étape de digestion est le passage dans la bouche. En terme technique, on parle de la préparation du bol alimentaire, qui va ensuite après déglutition descendre vers l’estomac.
Ce bol alimentaire est important car il prépare le travail de l’estomac et des intestins.
En particulier dans la bouche nous avons 6 glandes qui produisent de la salive. La salive est un liquide composée à 97% d’eau. Ce qui est intéressant se sont les 3% restants.
On trouve par exemple l’amylase qui casse les chaînes de sucres complexes en sucre simple, ou encore des lysozymes qui ont un effet anti-bactérien .
Mâcher un aliment est donc la première étape de digestion. Plus cet aliment sera mâché, plus il sera liquéfié et solubilisé par la salive. Ce qui facilitera grandement les étapes suivantes de la digestions.
En effet, le principe de la digestion c’est de casser des structures complexes (sucres, protéine …) en éléments beaucoup simples pour d’une part faciliter l’assimilation par l’organisme et surtout la possibilité de construire à nouveau des structures complexes.
Tout ce qui n’est pas cassé dans la bouche, le sera par la suite de grès ou de force !
Si le travail de la sphère buccale n’est pas bien assuré, alors il sera pris en charge dans les étapes suivantes. Le problème c’est que ce n’est pas leur boulot. Donc à part fatiguer et surcharger les organes responsables des étapes suivantes, il n’y a aucun effet bénéfique à ne pas mastiquer.
Et pourtant !
Arrêtons-nous dans un restaurant d’entreprise, un jour de semaine. Observons la manière dont les gens mangent. Qui a terminé son assiette en premier ? Qui avale d’une traite son assiette ? Qui prend son temps pour manger ? Qui mâche longtemps chaque bouchée ?
De mon observation personnelle, j’ai souvent remarqué que les gens stressés mangent trop vite. Les gens très bien portants (oui je fais dans le politiquement correct :) ) sont plus sujet à la gloutonnerie.
Par contre les gens maigres mangent très lentement (trop même parfois). Les gens normaux prennent leur temps pour manger et mastiquer chaque bouchée.
Voilà en teneur mes observations.
Physiquement le processus de mastication est un effort physique. Il détend et renforce les muscles du cou.
Depuis quelques semaines déjà, j’expérimente à ma manière ce que proposait cet américain.
Dans les faits, j’essaye de mâcher au moins 30 fois chaque bouchée.
D’une part cela me force à vraiment être dans l’instant du repas. Et ne pas considérer cette étape de la journée comme une perte de temps.
Ensuite je prends le temps de savourer les aliments que je mange. Les molécules odorantes ont donc une véritable action. Je laisse mon palais se laisser imprégner du goût des aliments et mon nez aussi.
Comme je me concentre sur moi, je suis aussi plus à l’écoute de mon corps. Je sais donc quand je n’ai plus faim. Auparavant je mangeais comme un glouton, c’était tellement rapide que je pouvais m’enfiler deux pizzas en moins de 10 minutes. J’avais déjà ingéré beaucoup trop, bien avant que mon corps puisse me dire « j’ai plus faim ».
Cette écoute permet d’affûter ses sens, ce qui permet rapidement de distinguer ce qui semble bon pour le corps, de ce qui semble mauvais.
Sinon physiquement, j’ai perdu du poids. Je mange un peu moins qu’avant.
Les douleurs que j’avais à l’épaule droite en particulier et dans le cou se sont estompées. Ce qui est normal, étant donné que je sollicite beaucoup plus certains muscles, ce qui a procédé à un rééquilibrage de ma structure.
Je suis aussi devenu beaucoup intransigeant sur le contexte des repas. Je ne supporte plus de manger dans le stress. Socialement, les gens sont contents de voir que j’apprécie leur plat. Cela n’était sûrement pas gratifiant de s’être décarcassé pendant 3 heures durant, pour préparer un repas englouti en 3 minutes par un morfale.
Je suis aussi beaucoup plus conscient que ce que je mange participe intégralement à mon état de santé. Mon corps retrouvant un fonctionnement beaucoup plus normal, je me sens plein d’énergie qui auparavant était consacrée à une mauvaise digestion.
Alors, juste pour s’amuser, essayez vous aussi de mâcher 30 fois chaque bouchée. Et venez me raconter vos expériences par le biais des commentaires.
Et n’oubliez pas : Souriez, Respirez, relâchez-vous et faites vous du bien !
Gratuit :
Comme chaque fois, je vous invite à vous inscrire au suivi par mail de ce blog. Vous serez ainsi informé de l’activité de ce lieu, et vous recevrez les prochains articles bien au chaud dans votre boite aux lettres. Pour ce faire cliquez sur le lien suivant : S’inscrire à Gai rire, l’être digne par Email