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Aujourd'hui est un cadeau de demain. Car demain nous offre la possibilité de le modifier par ce que nous faisons aujourd'hui.

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nutrition

06
mar

Chasseur-cueilleur ou agriculteur ?

Lorsque l’on parcourt le chemin du développement personnel, il y a des thèmes récurrents :

  • Lâcher prise, l’instant présent
  • S’adapter, créer
  • Liberté
  • Ressources intérieures
  • S’écouter
  • Développer son intuition, sa sensibilité
  • Être conscient, s’épanouir

Si ces sujets font la fortune des créateurs, orateurs, fondateurs qui chacun vendent leur méthode, c’est qu’il y a un marché, et donc un besoin.

Cela veut dire que peu ou prou, le mode de vie de nos contemporains n’est pas des plus satisfaisant. Sinon ils ne ressentiraient pas le besoin de s’intéresser à ces sujets.

Revenons un peu à l’histoire de l’homo-sapiens.

L’homo-sapiens est apparu il y a environs 200 000 ans. Nous sommes des homo-sapiens.
Durant à peu près 180 000 ans l’homo-sapiens à vécu en mode chasseur-cueilleur.
Il s’est petit à petit sédentarisé il y a 20 000 ans, pour achever la conversion au mode majoritairement agriculteur il y a 2000 ans. Les anglais qui ont été envahis par les romains en 43 après JC étaient encore des chasseurs-cueilleurs. Cela reste très récent par rapport à l’apparition de l’homo-sapiens il y a 200 000 ans.

Donc à près de 90% de son temps les homos-sapiens étaient des chasseurs-cueilleurs. C’est à dire qu’ils vivaient au jour le jour, chassant, cueillant leur nourriture, alternant les repas fastueux et les périodes de disette. Subissant un climat parfois très hostile (l’Europe a connu des périodes glaciaires qui ont durées parfois 10 000 ans, où il était possible d’aller à pied de la France à l’Angleterre).

Je n’idéalise pas ces temps anciens et ce mode vie dans son époque. Cependant l’homo-sapiens a survécu. Par exemple le syndrome d’insulino-résistance qui aujourd’hui pose fortement problème dans nos sociétés où l’abondance règne, était une condition de survie dans un milieu où les sources de sucres étaient très rares.

Pour les néophytes de jeûne long, ils sont souvent surpris de constater qu’ils sont capables d’activités physiques intenses et ce même après des jours sans manger. Mais à bien y penser c’est juste normal, dans la nature le jeûne est l’état dominant par rapport à la satiété. C’est uniquement quant l’animal a faim qu’il va chasser. Or la chasse est une activité physique intense, et souvent à l’issue hasardeuse. Et puis les prédateurs aussi ont faim :).

Si l’on se pousse la réflexion un peu plus loin, quelles sont les aptitudes qui optimisent la survie en mode chasseur-cueilleur ?

L’action immédiate

Il faut profiter des ressources tant qu’elles sont là. Pour ce faire il faut agir dans l’instant présent et faire avec ce qu’on a à disposition.

L’écoute et la sensibilité, utilisation de tous les sens

Il faut être à l’affût des opportunités. Décider d’agir ou non suivant son intuition et son instinct. Pas le temps de réfléchir de trop sinon l’occasion passe sous le nez. Donc cela nécessite une conscience accrue de son environnement et de soi, une écoute et une sensibilité qui optimise grandement l’anticipation et la prise de décision.

Savoir s’écouter

Comme l’enjeu est la survie, il faut savoir quand y aller ou pas. Savoir quand se mettre à l’abri ou s’exposer. Savoir juger si l’on est capable ou pas en somme s’écouter. Cependant ce n’est pas la petite voix qui vous pousse à larver chez vous au lieu d’aller dehors. Là on parle de survie.

Donc globalement en mode chasseur-cueilleur, l’homo-sapiens était souvent poussé aux limites physiques et mentales de ses capacités, avec un environnement peu hospitalier mais dans lequel il était parfaitement intégré et surtout conscient qu’il en faisait parti.

C’est assez surprenant de constater que ce n’est pas si éloigné des thèmes listés en début d’article.

Ensuite vient l’agriculture. C’est principalement un changement de paradigme. L’homme n’est plus dans l’environnement mais au dessus. Sa quête primordiale est le pouvoir sur l’environnement. L’agriculture pose le problème de rendement, de productivité, de l’outil, de la mécanisation des tâches, de l’automatisation.
La sécurité fait son apparition : comment garantir une récolte ? On ne sait plus être autonome, on est dépendant de sa récolte. Vient alors la compétition, la notion de richesse, de confort.

Il tord et impose sa volonté sur son environnement, il s’en détache pour mieux le dominer.
La majorité des espèces animales proches de l’homme, et des fruits et légumes n’existaient pas à l’époque du chasseur-cueilleur. En tout cas pas sous les formes que nous connaissons.

Pour pousser le cynisme et illustrer la démesure de l’agriculteur, l’homme a fait à l’homme la même chose qu’il a fait aux animaux.
Ce qu’il avait fait aux vaches et chevaux pour obtenir des unités de production à meilleur rendement par sélection et croisement, l’homme l’a fait aussi durant l’esclavage, en sélectionnant les mâles présentant les meilleures caractéristiques physique (dentition, musculation, endurance,…) et les meilleures femelles (dentition, aptitude à la reproduction, allaitement…) et en les forçant à se reproduire.
Les meilleurs étalons, et les meilleures femelles se vendaient à prix d’or (d’ailleurs si un jour vous avez l’opportunité, allez visiter l’ile de Gorée à coté de Dakar, c’est édifiant).

A la suite de l’agriculture vient la science. La mécanisation, l’automatisation ont développé la science. Le but de la science étant initialement d’améliorer l’outil. Au point où l’homme considère l’homme comme un outil. Cela se retrouve dans les paradigmes des méthodes classiques de développement du corps (musculation, fitness classiques).

Ce qui est ironique dés lors, c’est de voir les questions que se posent les chercheurs aujourd’hui, et les pistes qui sont explorées justement pour apporter des réponses sur les effets néfastes de la surabondance du mode agriculteur.
Les récentes recherches sur le métabolisme humain, sur la bio-tenségrité, sur les champs morphiques … montrent la parfaite adaptation de l’homo-sapiens au mode chasseur-cueilleur. C’est d’ailleurs le fondement de certaines méthodes de développement corporel comme celle d’Arthur de Vany et son fitness évolutionnaire. Ou encore dans le domaine de la nutrition: le régime paléolithique du docteur Kousmine.

Et si finalement, un des fondements du développement personnel ne consisterait-il pas à renouer l’homme avec le mode chasseur-cueilleur. On en voit des adaptations modernes comme le parkour et sa philosophie développée par Jean Haberey. Lâcher-prise, intuition, sensibilité, vivre centré dans l’instant présent… C’est relativement plus proche du chasseur-cueilleur que de l’agriculteur.


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18
jan

Projet régime : Deuxième semaine

Bonsoir,

Comme prévu, voici le bilan de la deuxième semaine de régime.

Rien ne se passe comme prévu, et c’est cela qui est drôle. S’adapter aux circonstances, être souple, et garder l’objectif en tête, voilà en quelques mots le résumé de la semaine pour ce projet.

J’ai fait une grosse erreur le weekend dernier. La journée de relâche du samedi, s’est transformée en weekend de relâche.

Résultat : alors que la balance m’affichait fièrement 111,2kg samedi matin, lundi matin elle m’affichait 116kg.

Surprise ! ;)

En fait oui et non.

J’ai été surpris de cette grosse reprise de poids, cependant l’explication est simple.

Je dois être hypersensible au sucre, ce qui d’ailleurs explique mon poids. Et donc pendant le week end j’ai fait le plein de sucre et d’eau. Et oui car le glucose est associé à de l’eau dans les muscles.

C’est d’ailleurs ce que j’avais expliqué dans un des commentaires de l’article précédent. Ma perte de poids était surtout liée à l’eau associée au glucose.

Donc sucre+eau= reprise de poids. :)

Ce qui m’a surpris en fait c’est de voir mon corps rebasculer dans son métabolisme précédent, alors que j’étais en mode kétogénique (bruleur de graisse, acétone dans les urines). Mais ça je ne pouvais pas le prévoir.

Donc lundi prise de décision. Devais-je me punir de cette erreur pour atteindre la barre des 110 en fin de semaine, ou au contraire réviser un peu le programme pour éviter à l’avenir ce genre d’effets ?

J’ai décidé d’assouplir le régime. J’évite tous les sucres rapides toujours. Mais si du pain est dans le coin, j’en mange.

Résultat je suis descendu à 113kg ce matin. Et j’en suis content. La barre des 110 est proche.

De plus, j’ai reçu ce jeudi les kettlebells à la maison. Je remercie Johan pour cette livraison à domicile et ses explications. Une demie heure tous les jours depuis (j’ai du mal à m’assoire :)).

Travail en synergie entre le coté nutrition et le coté activité physique, comme j’avais pu l’abordé dans cet article . Maintenant je confronte mon corps à un vrai challenge métabolique :)

Le projet est donc toujours et encore plus d’actualité.

Sinon toujours dans la même veine, voici un article du Monde constatant l’obésité et l’hypertension précoce dans les pays nouvellement riches. Encore une illustration du syndrome d’insulino-résistance. Ces populations passent d’une alimentation pauvre en carbo-hydrate raffinée, à de la débauche de sucre. Voilà le résultat. Cependant je suis totalement en désaccord avec les causes citées dans cet article, cela sent le discours végétarien. La viande n’y est pour rien. Le sucre sous toutes ses formes, les farines fortement raffinées, les céréales, et le manque d’exercice par sédentarisation voilà les vraies causes.

Quand est-ce que les gens arrêteront de penser qu’une calorie = une calorie. C’est faux. 100 calories de salade ce n’est pas 100 calories de sucre blanc. Passer outre la métabolisation est pure idiotie. Et ces discours sont fondamentalement faux. Reste malheureusement les gens victimes de ces problèmes de santé.

Sinon pour vous faire sourire, je ne peux m’empêcher de vous inviter à voir les photos du troisième open de natation hivernale de l’année à Vladivostok (merci Claude pour l’info, et j’aime bien l’image 3).

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12
jan

Régime alimentaire : les 5 raisons d’échec

Bonjour,

Comme actuellement je suis en pleine perte de poids, j’ai décidé d’écrire un billet sur les raisons qui font que les régimes sont majoritairement des échecs pour ceux qui décident de perdre du poids.

Je vais décrire en quelques points ce que j’appelle une stratégie de l’échec.

1) Les gens veulent maigrir pour de mauvaises raisons.
L’état d’esprit pour chaque chose que nous faisons est primordial dans la réussite quotidienne. Les gens veulent maigrir pour beaucoup trop de raisons: les vacances arrivent, il faut perdre quelques bourrelets pour pavaner sur la plage. Les soldes sont là il faut que je rentre absolument dans cette superbe robe… Mes copains sont tous minces, il faut que je sois pareil…
Quand on liste toutes les raisons que nous nous sommes donnés ou que nous entendons autour de nous, on constate que majoritairement ce sont des raisons qui ne durent pas dans le temps, et qui finalement ne sont que des conséquences esthétiques d’un amincissement du corps.
Or la chose le plus importante dont il faut avoir conscience c’est que la nourriture est l’outil le plus puissant pour entretenir la santé. La seule et unique raison valable pour faire un régime c’est de vouloir être en meilleure santé et ce pour longtemps. Tout le reste n’est que du bonus, car oui si vous avez un corps en bonne santé, sans aucune dérégulation hormonale, sans aucune graisse superflue, alors oui on est beau !! :) (mais on peut l’être sans tout cela)

2) Les gens ne prennent pas le temps.
Les gens sont conditionnés à la consommation. Ils leur faut tout, tout de suite, sans effort. Combien de fois ai-je entendu les gens dirent « si je pouvais tout perdre en 1 jour, je serais heureux »… Hum oui ok arrête de rêver. Ce qui a pris du temps à se faire, mettra du temps à se défaire (surtout pour la graisse).

3) les gens investissent leurs efforts dans des mauvais régimes.
Un conséquence directe du point précédent, c’est de choisir des régimes basés sur des effets d’annonces. « Perdez 4kg en une semaine », « Mincir de 20kg en 1 mois vite et sans reprise garantie » … Là aussi attention au miroir aux alouettes.
Évidemment, passer de 3000 kcal à 1200 kcal pendant 1 mois, cela fait perdre du poids. Mais comme je l’ai passablement expliqué dans un précédent billet, faire un régime basé sur la restriction calorique uniquement est une inéptie.
D’ailleurs il faut bien comprendre la différence entre une diète et un régime alimentaire. On parle de régime alimentaire de tel ou tel espèce d’animal, par là on désigne l’ensemble des aliments et des habitudes alimentaires qui caractèrisent ladite espèce.
Parler de régime alimentaire dans le sens restriction est faux.
Un régime alimentaire est ce qui compose vos repas et vos habitudes alimentaires associées. On ne fait pas un régime mais on change de régime. On adapte notre régime alimentaire pour retrouver un corps allégé et une santé améliorée. Dans cette optique il devient essentiel de poser la santé personnelle comme fondation de la rénovation du régime alimentaire.
C’est un changement d’habitudes et de comportement à long terme.
On ne fait pas de régime alimentaire, on fait une révolution du régime alimentaire :)

Il est important dés lors de se documenter, de s’informer sur la nutrition. Savoir être critique et apprécier ce qui est bon pour soi est essentiel.

4) Les gens se découragent trop vite.
La restriction calorique impacte grandement l’état mental des gens. Plus ou moins grandement suivant le type privilégié d’aliments du « régime ». Cependant si l’unique raison c’est de pouvoir faire le beau sur la plage, cette raison est faible face au découragement.
D’autre part, beaucoup de gens font un régime avec l’idée de se punir. On ne punit pas son corps. On travaille avec son corps, son esprit, et sa spiritualité, mais en aucun cas le corps ne doit être punis. C’est débile. La culpabilité n’a rien à voir avec la santé.
Personne n’a forcé personne à manger ces tartines de nutella… :)
Donc exit le tandem culpabilité-frustration qui ne fait que créer des tensions.
Au contraire apprécier le fait que pour une fois vous vous faites du bien, peut être pour la première fois de votre vie vous êtes conscients d’être aux commandes de votre santé et de votre futur. Alors tentez l’expérience, amusez-vous, faites des tests. Et faites le voyage il en vaut le coup.

5) L’environnement décourage les gens.
Lorsqu’on étudie le régime et les habitudes alimentaires, il faut savoir dissocier ce qui appartient réellement à la personne et ce qui lui a été transmis.
Il est réellement surprenant que l’alimentation et la nutrition ne soient pas enseignés à l’école dés le plus jeune age (et autre chose que de l’enseignement promotionnel marketing sur les propriétés du lait sur la croissance). La source la plus répandue d’information sur la nutrition c’est la publicité. Et oui bravo notre société… On apprend par la pub, c’est du beau.
La famille, les amis, les parents, tous ces gens sont acteurs majeurs dans nos comportement alimentaires. Par tout ce qu’ils nous montrent depuis notre plus jeune age.
Notre régime alimentaire, nos habitudes d’alimentation sont entièrement responsables de l’état dans lequel nous nous trouvons. Ces habitudes sont entièrement dépendantes de notre environnement qui influence de façon directe nos comportements.
Etre pleinement conscient du rôle de l’environnement dans nos comportements en particulier alimentaires est une clef essentielle de changement et de progression.
Cela n’est pas facile, car souvent les gens qui nous entourent sont réticents au changement. Principalement parce qu’un changement de votre part induit généralement un changement pour eux aussi. Et peut être la situation qui vous incommode aujourd’hui, leur convient très bien.
Simplement personne n’a le droit d’interférer avec votre santé. Vous êtes seuls responsables de celle-ci et donc reprennez les commandes en toute honnêteté et lucidité.
Et souvent c’est en montrant l’exemple qu’on change les gens.
Refuser le conflit! Concentrez-vous sur vos objectifs! Battez-vous pour votre santé ! Et peut être lorsque vous aurez des résultats probants votre entourage deviendra perméable au changement.

Bien sûr il existe toujours autour de nous des gens qui mangent n’importe quoi, et restent minces. Nous sommes chacun unique. Ce qui marche pour l’un, ne marche pas forcément de l’autre.
S’écouter est essentiel. Ressentez les effets de chaque nourriture sur votre corps.

Soyez conscients de ce que vous faites à chaque instant.

Sans entrer dans un prosélitisme religieux qui serait malvenu, j’aimerais quand même souligner l’importance d’un acte oublié que l’on retrouve parfois dans des familles très pratiquantes : la prière avant le repas. C’est un acte qui finalement pousse à être dans l’instant présent.

Libre à chacun de croire ou de ne pas croire, cependant le simple fait avant de manger, de poser le regard sur les aliments étalés sur la table, et intérieurement se dire que l’on va se faire du bien à la santé en mangeant, que chaque bouchée est importante, et être reconnaissant envers celui qui nous nourrit (soi-même, son conjoit(e), ses parents, ses amis…) permet à l’usage de travailler ce que j’appelle « être dans l’instant présent », et d’apprendre à s’écouter. C’est sain ! Cela permet aussi de travailler sur le plan émotionnel de la relation à la nourriture.

Bref voulez-vous être acteur de votre santé ? telle est la vraie question à se poser :)

Et continuons de sourire, de respirer, de nous faire du bien, de nous relâcher, c’est le plus important.

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