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Aujourd'hui est un cadeau de demain. Car demain nous offre la possibilité de le modifier par ce que nous faisons aujourd'hui.

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condition physique

05
sept

La formation du corps: les prémices

Bonjour,

Ceci est un article écrit par Mister-K, commentateur invétéré de ce blog, et que je côtoie sur le forum de kwoon.info.

Suite à la lecture du billet sur le projet de perte de poids en Janvier dernier, Mister-K a entrepris de son coté de reprendre en main son corps. Voici donc le récit de son aventure, qui personnellement nourrit ma motivation à continuer mon projet personnel d’ici la fin de l’année (stay tunned) :)

Je vous invite particulièrement à accueillir chaleureusement Mister-K, en laissant un commentaire, ça fait toujours plaisir :)

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Voici donc son article :

Vers quel âge prend t’on conscience que la fougue de l’adolescence ne dure pas éternellement?
Que notre organisme ne réagit plus pareil, qu’il ne récupère plus aussi vite et qu’il ne pardonne plus aussi facilement nos excès?

Je crois que c’est le jour ou nous arrêtons de lutter contre le courant qui nous entraine inéluctablement vers notre fin.

Les années passent à une vitesse qui nous surprennent, quand on regarde vers l’arrière, vers hier,vers notre passé.
Je me vois encore courir avec le sac de sport sur le dos à l’entrainement, bien que ça fait belle lurette que je ne fréquente plus les sols d’un dojo.

J’ai pendant quelques années tenté de trouver une solution, un échappatoire à cet enlisement par un curieux besoin de trouver, créer une synthèse personnelle qui serait capable de répondre à toutes mes attentes. J’ai lu tout ce qui me tombait sous la main se rapprochant de plus au moins loin d’un art martial, d’une pratique guerrière. Pris des notes, fait des synthèses des livres, constitué des books même! Mais cela ne se traduisait que par une effervescence intellectuelle. Qui de plus n’affectait pas, ne conditionnait pas mon quotidien. Je vivais sur les acquis, sur le souvenir des sensations passées.

Pendant ce temps mon corps était mis à lourde épreuve. Dû à la vie, tant professionnelle que personnelle. Où chaque abus, se rajoutait sur le précédent, couche après couche. Mois après mois et année après année. Pire, plus je m’en rendais compte, plus j’intellectualisais ma quête et moins j’agissais.

Un jour, j’ai décidé d’arrêter la cigarette. Sans changer aucunement mon train de vie, dont j’abusais sans cesse. Gourmet que je suis, j’ai continué à fréquenter les restos 2 à 4 fois par semaine.

Jusqu’au jour, où…… j’ai vu un quadra avec un embonpoint, joues bouffies:  le parfait sujet de mes critiques de bistrot. C’était devant une glace qui me renvoyer un reflet:  le mien.

Le déclique venait avoir lieu.

Appelez ça une prise de conscience ou donnez lui le nom que vous voulez. Peu importe, une page venait de se faire tourner.

L’avantage d’avoir passé des mois et des mois à chercher une forme idéale, en dehors de perdre le temps, c’est d’avoir, à condition d’avoir été sincère et honnête, analysé ses défauts et accepté ces limites.

Début décembre 2008, le hamster (dixit maman) fait le triste inventaire.

Moi qui est connu 69kg500 de 18 à 25 ans, je venais de porter l’aiguille de la balance à 92kg pour
1m77 (je vous fais grâce du ½ qui a toujours fait rire tout le monde)
Le but c’est de descendre en dessous de 80kg.

L’idée de prendre toutes les mensurations n’a germé qu’à la lecture d’un article de CoachDom sur son blog «Gai rire, l’être digne» intitulé Premier projet 2oo9: perdre 15 kilos pour le 5 février.

Voici donc la bête ce 4 janvier 2009:

  • tour de la tête:…hors catégorie! hi hi hi
  • tour du cou : 42,5cm
  • tour de poitrine: 104cm
  • tour de ventre :102cm
  • tour des hanches : 103cm (hé, hé…c’est ma femme qui prenait les mesures)
  • tour de bras gauche : 31cm
  • tour de bras droit : 32cm
  • tour de cuisse gauche: 57cm
  • tour de cuisse droite: 57cm
  • tour du mollet gauche :41cm
  • tour du mollet droit : 41cm
  • poids (au 04/01 à 18 :50) : 86kg

Mes résolutions ce jours furent simples.
La perte de poids entre dans le mouvement d’une prise de conscience de son corps. Et de la perception à son « environnement ».
Dont la finalité est la mobilité et une meilleure utilisation de nos potentiels (cachés, parasités…)
Bref, la date du 5 janvier en est le Top départ.
Alors permet moi de relever et d’expérimenter le chalenge de perte de poids en parallèle avec toi.
Personnellement je n’ai choisi aucun régime particulier. Sauf celui de moins taper dans les apérots et digeots ….
Pour la nourriture…je ne pourrais pas faire un régime, je suis trop gourmand et ais toujours été habitué à la cuisine du terroir.
Plutôt différents terroirs…Donc, en parallèle des exercices physiques sont au programme, bien que déjà bien entamé ceux-ci.

Parallèlement à cette résolution, l’idée de plus en plus forte frappait à ma porte.
La réaction d’orgueil que j’ai eu envers mon apparence ne doit pas servir qu’à un changement d’apparence physique «provisoire», comme c’est le cas malheureusement de la majorité des régimes.
J’ai décidé de m’en servir pour remettre les pendules à l’heure. Tant au niveau alimentaire qu’au niveau de ma pratique «martiale». Fini, les bavardages du salon, fini l’intellectualisation inutile et contre productive.

«Phénix doit renaitre de ses cendres!»

Des fois je m’épate! Je crois que je me suis gouré de métier; j’aurais dû faire prof de philo ou narrateur?!

S’il y a une leçon que j’ai apprise dans tous ces mois de recherches, c’est que rien ne change instantanément. Le secret des alchimistes m’étant inconnu, j’ai décidé de prendre mon temps.
Prendre le temps de retrouver la forme et apprivoiser mes formes, leur donner les courbes voulues.

Joueur d’échecs occasionnel que je suis, j’ai élaboré une stratégie bi-polaire.
L’attention alimentaire, qui tient compte de mon appétit et ma gourmandise et la persévérance au niveau de l’effort physique.

«Rien de ne sert de courir…..non, cela ne sert à rien»

Le but s’est d’être présent au starting-block le lendemain. C’est dans la durée que l’effort paie.
Faire le yoyo avec son poids, comme mes collègues du travail ce n’est pas pour moi.
Je les entends parler des régimes divers et variés à longueur de journée, semaine après semaine.
En jubilant sur le gramme perdu la veille et pleurant sur les deux pris le lendemain.

J’avais tout de même des contraintes alimentaires fortes.
J’aime bien manger, autant que bien arroser un bon repas. J’ai pas honte de dire que je rentre dans la catégorie des bons vivants. Je l’assume !

J’ai consacré mes efforts donc sur le choix des plats d’une part; poisson légumes à midi au self et viande féculents le soir à la maison (au lieu de deux fois la viandes et féculents par jours).
J’ai supprimé le sucre et les excès de sel.
J’ai fais attention à ma consommation d’alcool.
J’ai pris le temps de manger, de mâcher mes aliments. Au lieu de les avaler d’un coup comme un chien affamé.
J’ai mangé deux pommes par jours, à 10h et 15h

Et j’ai bougé.

Au début ce fut juste le footing; 30 mn pour commencer, puis 40, 50……et ça peu importe le temps.
Qu’il pleuve, vente, fasse chaud, j’enfilais mes basquettes et vogue la galère!
«Aller jeunesse! De la vitesse! De la sensation! Les billets se prennent à la caisse!»

Progressivement, je me suis rendu compte que mes attentes étaient plus importantes que le simple fait de perdre du poids.

Je pris la décision d’aller au delà d’un poids «souhaité» et d’une forme retrouvée. Ce qui ne serait qu’un résultat d’une hygiène de vie saine. Et cette perspective ne me satisfaisait guère. J’en voulais plus!
Un ami m’a dit que mon «plus grand pécher» c’est la gourmandise. D’en faire toujours trop.

Je voulais, je veux toujours (puisque l’objectif final est loin d’être atteint) former mon corps.

J’ai ajouté à mes séances de footing quotidiennes un travail abdominal. Toujours en crescendo.
Quatre séries de dix répétitions chacunes, pour arriver aujourd’hui à vingt répétitions.

J’ai expérimenté les renversements du tronc égyptien, au même titre que certains exercices de gymnastique orthopédique. Tenté de corriger certains défauts posturaux avec l’idée de réapprivoiser mon corps.
De là j’ai été attiré par le travail du bâton de Napoléon Laisné, que je travaille depuis le mois d’avril.
Les exercices de restructurations et de rééquilibrages des axes corporelles selon la méthode de Akuzawa m’ont passionné. Je me suis trouvé en phase avec sa simplicité cachée. Et me suis lancé à fond dans ces quelques exercices fondamentaux qui font partie de mon quotidien dors et avant.

Nous sommes le 1er septembre 2009 il es 20:56

  • tour de la tête:…inchangé!
  • tour du cou : 40cm
  • tour de poitrine: 105cm
  • tour de ventre :94cm
  • tour des hanches : 96,5cm (hé, hé…c’est ma femme qui prenais les mesures)
  • tour de bras gauche : 32 cm
  • tour de bras droit : 32cm
  • tour de cuisse gauche: 55cm
  • tout de cuisse droite: 56cm
  • tour du mollet gauche :39cm
  • tour du mollet droit : 39cm
  • poids (au 01/09) : 78,5kg

Objectif atteint.

Mais comme toute quête, la mienne n’a pas échappé à la règle et j’ai moi même suivi les traces de l’Avant Coureur.

Des nouveaux objectifs ont été fixés….et l’aventure continue.

Et n’oublions pas : sourions, respirons, faisons-nous du bien, et relâchons-nous !

Gratuit :
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02
août

La Bioénergétique

Bonjour,

Un petit billet pour vous faire part d’une découverte, qui pour certains d’entre vous n’en est pas une, je veux parler de la Bioénergetique d’Alexander Lowen.
Lors du stage en janvier de Systema à Paris, sous la direction d’Alex Kostic, celui-ci lors de la troisième mi-temps m’invita à découvrir la bioénergétique, alors que je le questionnais sur les pratiques de santé du Systema.
Ce n’est que dernièrement que j’ai commencé à lire cet personne. En particulier le livre « la spiritualité du corps » que j’ai pu trouvé à la librairie La cornaline, à défaut d’avoir reçu mes deux premiers livres qui viennent tout juste d’arriver après 2 mois de traversée de l’atlantique (Effectivement le prix est moindre aux Etats Unis, mais il ne faut pas être pressé).

Bref tout cela pour dire que je viens de finir la lecture de ce premier livre et que j’ai commencé le livre fondateur dont le titre ne peut être plus explicite : « Bioenergetic« . Read the rest of this entry »

30
juin

La vie c’est le mouvement : la mobilite

Bonjour,

L’activité physique va souvent de pair avec les vacances.
Pas de contrainte de travail, plus besoin de rester assis toute la journée devant un bureau. Les vacances sont une période privilégiée pour faire le point et prendre soin de soi.

Pourquoi parler de mobilité ?

Simplement car je pense que parler de mobilité et de mouvement, je parle de la vie.

Ce qui caractérise un être vivant en dehors du règne végétal c’est le mouvement.

Or s’il y a bien quelque chose qui caractérise notre société moderne et principalement comme effet secondaire de la sédentarisation et de la « tertiairisation » des activités de l’homme, c’est que nous perdons de jour en jour de la mobilité.

Bien évidemment je ne parle pas de ces avancées que sont la voiture, les avions qui sur le plan général augmentent la mobilité géographique, car je veux parler de la mobilité corporelle.

Simplement observons-nous quelques instants. A part marcher, être assis, et dormir allongé, que faisons nous de plus avec notre corps ? Pas grand chose d’autre (sauf parfois de temps à autre, mais l’on me dit qu’il y a des enfants qui me lisent aussi ).

Finalement notre vocabulaire corporel est bien pauvre.

Quels en sont les conséquences ?

Premièrement comme j’ai déjà pu le traiter dans d’autres articles, le manque de mobilité entraîne une détérioration musculaire générale. C’est simple à comprendre : le moins vous utilisez le corps, le moins il est utilisable.

Comme la fonction crée l’objet, le moins vous bougez, le plus vous adaptez votre corps à l’immobilité :)

Cela entraîne de surcroît des effets d’ordre émotionnel. Et oui il faut le dire, ce manque de mobilité physique cause en particulier un manque de confiance dans les capacités du corps et l’individu petit à petit s’enferme dans une prison mentale qui le pousse à croire qu’en dehors de son vocabulaire corporel quotidien, point de confort.

Cela est facile à constater demandez à n’importe quelle personne de s’accroupir ou de faire une roulade et bien souvent c’est l’hécatombe ! :) La personne se retranche derrière une multitude d’excuses pour ne pas exécuter le mouvement demandé.

Et pourtant, le corps en est capable.

Le manque de mobilité enferme l’individu dans un périmètre restreint délimité par la peur et l’inconfort. C’est d’ailleurs la principale raison des accidents de la vie quotidienne: la peur.
Le fait de ne pas connaître les capacités de mouvements de son corps, crée des tensions et paralyse l’individu en cas de chute, de choc, de rencontre d’obstacle, en cas de situations qui ne relèvent pas de son vocabulaire gestuel limité.

Cela peut aller très loin, car le cerveau par méconnaissance d’un mouvement peut provoquer des ruptures de ligament et déchirures musculaires par sur-contraction pour éviter un mouvement qu’il pense impossible, bien que ledit mouvement soit 100% réalisable.

C’est en particulier le cas des syndromes post-traumatiques où le cerveau pour protéger une articulation blessée par le passé, réduit la mobilité de celle-ci par le biais de tensions musculaires, alors que ladite articulation est de nouveau 100% fonctionnelle.

Un dernier point et non des moindres concernant les effets néfastes du manque de mobilité concerne la qualité des tissus connectifs du corps (tendons, ligaments, tissus myofasciaux … ).
N’en déplaisent aux partisans de la bonne bouffe (Bio-Végétarien, il s’entend), l’individu aura beau bien manger des aliments de qualité, ce n’est pas pour autant que le corps en profitera. Évidemment le système digestif lui en sera que satisfait, mais il faut que les tissus connectifs aient un besoin de se nourrir pour que les nutriments viennent jusqu’à eux !
Sans demande, ni nécessité de la part des tissus connectifs, alors les nutriments sont simplement de passage dans le corps et repartent dans les selles.

La sollicitation des tissus connectifs par l’accroissement de la mobilité articulaire et la mobilité globale du corps, provoque l’apport des nutriments, car une demande est crée.

Manger bien et rester assis, ne font plaisir qu’à votre palais et votre boutique bio !

Alors comment cultiver sa mobilité ?

Voici un tableau récapitulatif (non exhaustif) que je vais expliquer par la suite :

En premier lieu, je distingue trois types de travail :

  • le travail seul,
  • le travail avec objet/ustensile,
  • le travail avec partenaire.

Dans le travail seul, il s’agit de découvrir l’ensemble des possibilités du corps dans un environnement émotionnellement détendu. L’individu est face à lui même et les gestes qu’il accomplie sont des gestes dégagés de toute contraintes.

Dans le travail avec objet, je regroupe toutes les activités de mobilité utilisant des accessoires. Attention toutefois : je rejette en bloc la plupart des exercices qui spécialise le corps. En particulier le travail en isolation des méthodes de musculation classique. Elles n’augmentent en rien la mobilité et souvent la restreignent même en créant des tensions musculaires supplémentaires.

Le principe du travail avec ustensile, est d’apprendre à bouger avec un objet et non de bouger l’objet
. Comprenez bien cette phrase, elle est essentielle.
Si l’on cherche juste à bouger un objet, alors on ne travaille pas la mobilité.
Si l’on cherche à bouger avec un objet, alors on travaille la mobilité.

L’introduction d’un objet dans la recherche de mobilité permet d’augmenter la complexité des mouvements dans la gestion de deux centres de gravité : celui de l’objet, et le notre.

Il permet de préparer l’individu au troisième travail, avec un aspect émotionnel moindre : un objet n’a pas de volonté propre. Il ne fait que ce qu’on lui demande.

Dans le travail avec partenaire(s), l’emphase est particulièrement mis sur le geste contraint. Apprendre à bouger sous contrainte. Développer sa mobilité alors que quelqu’un contrarie nos mouvements. Ce type de travail permet avant tout de travailler l’aspect émotionnel du mouvement. Le but étant de cultiver la mobilité alors que nous sommes perturbés.

Pour vraiment compléter cette étude sur la mobilité, il est important de distinguer trois niveaux de mobilité :

  • position debout,
  • au sol,
  • en transition entre l’un et l’autre.

La position debout est la plus naturelle, et donc la plus simple à travailler.

Au sol, il s’agit avant tout de redécouvrir principalement ce que nous faisions avant de marcher en étant enfant. Et parce que nous sommes joueurs, d’en augmenter la complexité. La dimension du sol est très souvent dérangeante au niveau émotionnel.
Sans rentrer dans les détails, le travail au sol permet de réveiller notre mémoire lymbique (à l’époque où nous étions tous des vers de terre il y a bien longtemps). En particulier il développe la coordination entre les différents anneaux métamériques qui composent le corps.
Il pose aussi des challenges au corps, car la gravité s’exerce différemment sur le corps qu’en position debout.

Enfin vient la transition entre les deux niveaux. Cela concerne en particulier l’engagement du sol sur les chutes et roulades, et comment se relever.
Là encore le passage de la position debout au sol est essentiellement une question de gestion émotionnelle. Le corps est construit pour contrer la gravité qui provoque la chute. Donc dés l’enfance la chute est associée à des émotions négatives (douleurs, choc…). Développer sa mobilité de transition permet donc de travailler principalement sur ses peurs primaires.

L’objectif global étant de se sentir confortable quelque soit le mouvement ou la posture :) !

Voilà donc un petit article introductif à la mobilité, suite au prochain numéro :) !

Et n’oublions pas : sourions, respirons, faisons-nous du bien, et relâchons-nous !

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