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Aujourd'hui est un cadeau de demain. Car demain nous offre la possibilité de le modifier par ce que nous faisons aujourd'hui.

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Bio

19
nov

Hygiène de vie, hygiène de consommation

Bonjour,

Il y a quelques semaines, je suis allé au salon du Zen à Paris. M’intéressant au bien-être, à la détente, et à tout ce qui peut améliorer ma qualité de vie, je pensais que j’y trouverais peut-être des choses utiles en adéquation avec mon mode de pensée.

Bilan : j’y suis resté 1heure et je suis parti presqu’en m’enfuyant.

La raison principale était que je ne supportais pas d’être assimilé aux gens que j’y ai vu, à l’atmosphère stupide et mercantile. Trop de monde, trop de produits miracles, trop de tension et d’énervement. L’impression d’être dans une boutique Zara le jour de l’ouverture des soldes.

Respire un bon coup vieux ! Hummm ça va mieux.

En fait, mon principal reproche c’est de faire les mêmes recettes en changeant les produits.

Je m’explique. Le biais intellectuel de la médecine classique, basée sur la chimie, est de principalement s’attaquer aux conséquences désagréables d’un problème plutôt qu’à sa cause.

Par exemple, lorsqu’une personne a de la température, celle-ci n’est pas le problème, mais la solution que le corps a trouvé pour résoudre le problème. Donc vouloir à tout prix faire baisser la température, c’est empêcher le corps de résoudre la cause du problème.

Évidemment il faut surveiller cette température, et soutenir le corps dans son travail de réparation. Mais si l’on s’attaque aux outils dont le corps dispose pour se réparer, nous sommes contre-productifs.

C’est la même chose avec le nez qui coule, avec la toux et le mucus …

D’ailleurs sur le long terme, à force d’empêcher le corps de se nettoyer, il aura tendance à choisir des solutions beaucoup plus dramatiques.

Sans compter les effets destructeurs des médicaments qui provoquent ce que l’on appelle dans le jargon des maladies iatrogènes (les fameux effets secondaires).

Pourquoi dis-je qu’on prend les mêmes recettes en changeant les produits ? Une réponse facile : c’est le business des compléments alimentaires.
Pour résumer : vous mangez mal donc prenez des compléments alimentaires.

En teneur cela donne : continuer de manger mal, et soulager votre conscience par la prise de compléments alimentaires.

Donc là encore, on s’attaque aux effets de la cause, mais pas à la cause elle-même. Voilà où se trouve l’erreur de raisonnement, qui ne sert que des intérêts financiers.

Dans un autre registre, je rigole toujours à chaque fois que le débat sur la sieste au travail refait surface dans nos médias. Je suis convaincu que le lobby de la sieste est fortement soutenu par celui des restaurateurs. Les paupières lourdes de 14h30 sont simplement l’effet d’une cause : un repas trop riche, trop lourd. Les ressources du corps sont accaparées par la digestion, celui-ci passe donc en mode veille.

Alors là encore, au lieu d’entamer une réflexion de fond avec les professionnels de la restauration sur la composition des menus et les effets directs de la nourriture sur le métabolisme, on préfère soutenir la sieste, histoire de détourner le regard des pratiques industrielles des restaurateurs: plus de sucre, plus de graisse.

Sans oublier non plus que, hausse du coût de la vie aidant, les gens ont tendances à se bâfrer à moindre frais à la cantine d’entreprise pour ne rien manger le soir.

Pour revenir à mes petits compléments alimentaires, je me souviendrai toujours de la seule et unique fois où je suis allé voir un naturopathe. C’était nécessaire pour mon inscription dans l’école de naturopathie. Je ne doutais pas un seul instant que j’eusse des soucis vu mon hygiène de vie à l’époque. Je sortais du rendez-vous avec une ordonnance. Je vais à la boutique bio qui possédait tous les produits inscrits sur celle-ci. Je ressors délesté de la modique somme de 193 euros. Pilules oméga 3, sirop lacto-fermenté, gélule de ferment pour les intestins, sirop pour le drainage du foie…. Sourire du bienheureux aux lèvres.

Quelques temps plus tard, je retourne dans cette boutique pour cette fois y acheter des amandes (c’est fou ce que les amandes c’est bon pour le corps, croyez-moi) et j’y retrouve cette naturopathe qui comme par hasard y travaille aussi comme vendeuse. Après les politesses d’usage, je lui pose une question : « Mais finalement, si j’avais modifié mes habitudes alimentaires, je n’aurais pas eu besoin de tous ces produits si couteux de la dernière fois ? ». Sa réponse sans appel sur ma connerie : OUI EVIDEMMENT.

On m’y a pris une fois, on ne m’y reprendra plus.

Car bêtement, en mangeant quelques artichauts, quelques poireaux, quelques haricots, à la place de la charcuterie, du pain, du fromage, des pates,…, l’effet aurait été le même.

Pour conclure, car je suis un peu long aujourd’hui, j’aimerai simplement que vous, lecteurs adorés, dont la qualité me flatte de jour en jour, réfléchissiez, si cela n’est pas déjà fait, à tout ceci.

Prenez conscience que vous êtes acteur de votre santé, et de votre consommation.
Réfléchissez à chaque fois si ce que vous faites s’attaque à une conséquence, ou à une cause.

Si l’idée vous en dit, voici quelques pistes à creuser au sujet de la nutrition :

  • « L’alimentation ou la troisième médecine » du docteur Seignalet
  • Les ouvrages de Madame Kousmine, figure de proue du régime paléolithique
  • « Le jeûne » de Gisbert Bölling


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11
sept

Les dérives du "bio"

Aujourd’hui je suis un peu de mauvaise humeur alors je vais pester.

Cela fait quelques années maintenant que je suis sensible à l’écologie, au Bio et tout le toutim.
Au point d’avoir voulu me reconvertir dans la naturopathie.

Finalement après m’être écouté un temps soit peu, j’ai changé d’avis : je n’ai pas le profil du naturopathe. Cependant je pratique au maximum une hygiène de vie cohérente avec mes idées.

Donc avant tout je consomme Bio. Je lis Bio, je chie presque Bio.

Et je crois que j’ai relevé un manque total de pragmatisme.

Je m’explique.

  • Le lait Bio
  • Les farines Bio
  • Le sucre blanc Bio
  • Les yahourts Bio
  • Les céréales venues de très loin Bio
  • La viande Bio
  • Et j’en passe et des meilleurs…

Bref quiconque s’est intéressé un peu à la nutrition (la vraie, pas celle des nutritionnistes d’état qui ne font que dans le quantitatif et ne connaissent pas le principe de métabolisation) ressort d’un magasin Bio (les grandes enseignent qui fleurissent comme le chienlit dans nos villes) avec une profonde nausée (oui c’est aussi sujet à décodage biologique :) )

Bref moi qui croyais que consommer bio, c’est aussi consommer intelligent, responsable, mettre la main à la pâte, et surtout bon pour la santé.

J’en veux pour exemple la présence de paquets de bonbons Bio en forme de bouteille de coca, une copie Bio donc des bonbons de notre cher épicier du coin, garantis sans gélatine animale (moelle de bœuf). OuF !!!!

« Tiens gamin, mange tes petits bonbons Caca-Cola et puis n’oublie pas de manger ton quinoa qui a pollué les airs et les mers pour venir de la coopérative du Pérou »

Donc je disais pragmatisme : OUI , et surtout Intelligence : OUI aussi.
Ne laissez pas votre cerveau au placard. Le Bio c’est pas le monde des bisounours.

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