« Soyez vous-même et dites sans retenue ce que vous ressentez, car ceux que cela gênent ne sont pas importants, et ça ne gêne pas ceux qui vous importent. »

Bonjour,

Ce billet est ma participation à l’initiative de la croisée des blogs. Je le rappelle cette initiative consiste à la publication d’un billet mensuel sur un thème choisi et soumis à l’ensemble de la communauté des bloggeurs du développement personnel.

Si vous avez un blog dont la ligne éditoriale est compatible avec cette communauté et que vous vous sentez en verve pour un billet traitant du sujet proposé, alors pas d’hésitation, contribuez ! :)

Le thème du mois est : “être authentique”.

C’est un sujet que j’affectionne particulièrement et que j’ai déjà pu traiter auparavant sous différentes approches, en particulier celui de l’honnêteté et de savoir se respecter soi-même.

Ce serait un doux euphémisme pour moi que de dire que je suis convaincu que le propre du développement personnel et de la vie est d’apprendre à être authentique.

Quoi que nous fassions, quoi que nous disions, les résultats seront fortement conditionnés par l’authenticité et l’honnêteté envers nous-même de notre démarche.

Comme nous sommes perpétuellement en mouvement et en action, cela revient quasiment à dire que notre vie est conditionnée par les critères d’authenticité et d’honnêteté que l’on a par rapport à nos propres envies, nos propres désires…

Il faut toutefois faire attention à ne pas confondre l’authenticité, l’honnêteté avec une quelconque moralisation traitant du bien et du mal. Nous verrons par la suite que ces notions ne nous appartiennent souvent pas et nous ont été inculquées pour justement nous conditionner à ne pas être authentique et honnête avec nous-même.

Dans l’authenticité se dessine aussi une notion d’engagement. Un engagement entier qui rejoint la notion d’honnêteté. On ne fait pas les choses à moitié. On fait, ou on ne fait pas, à nous d’être responsable et d’assumer nos actions.

Rien n’est plus dégradant pour l’estime de soi, que de s’engager sous la pression à faire quelque chose, pour finalement, ne pas assumer notre engagement en faisant mal les choses, ou les laisser tomber.

Cela n’a rien à voir avec le fait de se rendre compte que nous allons dans une impasse et de changer ou d’arrêter un engagement. L’erreur serait au contraire de persévérer au risque de ne plus être authentique et honnête avec soi-même.

Ici je veux simplement parler des choses que notre conditionnement nous pousse à faire en complète violation de notre ressenti intérieur. Dés lors pour réaliser ces choses, on se ment à soi-même. Pour finalement perdre notre authenticité.

Cette authenticité est une notion très individualiste. Elle n’est certainement pas en relation avec la perception que les autres ont de nous. Car dés lors que nous prenons les autres en compte, au point de rechercher une quelconque validation auprès de ceux-ci, nous perdons toute authenticité.

L’authenticité dans le rapport aux autres.

On ne fait pas les choses pour les autres, mais pour soi.

En fait j’irais plus loin en affirmant que nous faisons en toute circonstance les choses pour soi. Cependant c’est la motivation directrice et le but recherché qui sera plus ou moins sujet à l’authenticité.

Combien de fois on cherche à satisfaire les autres, son partenaire, au point de renier nos propres besoins. Intérieurement on cherche à flatter son égo : “regarde comme je suis bon”. Cependant, l’authenticité réside dans un acte sincère tourné vers l’autre. Sinon cela est une stratégie détournée pour obtenir quelque chose en retour. Poussé à l’extrême c’est le syndrome du gentil garçon, pathologie psychologie avérée.

Car finalement lorsque l’intention n’est pas le vrai don, mais juste un moyen détourné d’obtenir une faveur en retour, il suffit pour l’autre de ne rien vous donner en retour pour vous maintenir sous son emprise. C’est un des principes de base d’une relation toxique. Mais à qui incombe la faute ? Qui autorise l’autre à vous maintenir sous son emprise de la sorte ?

Avec de l’authenticité et de la sincérité, ceci n’a pas lieu. Simplement car le don n’attend rien en retour. Quelque soit la manière dont la personne va recevoir votre don, vous n’en avez rien à faire. Car votre objectif est de donner et non de recevoir quelque chose en retour.

Combien de fois ai-je vu, entendu la même histoire de couple (à commencer par les miennes) qui se terminait par un “après tout ce que j’ai fais pour lui/elle, c’est dégueulasse de se comporter ainsi” ? La réalité est bien sordide : Personne ne vous a demandé de faire ce que vous avez fait, à part vous même !

La question alors est la suivante : Que cherchiez-vous vraiment pour agir ainsi ? Généralement on constate que l’authenticité de l’acte n’était pas au rendez-vous.

Oui mais j’ai fait cela par amour!” me répond-t-on souvent ! Faux et archi faux ! Ce n’est pas de l’amour, que de vouloir passer pour un chic type auprès de quelqu’un ! C’est votre image qui vous importe en manipulant la manière dont l’autre pourrait vous percevoir !

C’est pourquoi il est primordiale d’être réellement authentique dans ses relations. Les gens ne sont pas dupes. Et si vous tombez sur quelqu’un qui n’a que faire de vous, cela conduit généralement à une catastrophe.

Il en est de même dans les relations hiérarchiques au travail. Si l’on cherche à plaire au patron, on va tomber dans ce genre de relation toxique qui n’aboutit à rien de bon, à part plus de frustration, plus de travail, plus de stress, et surtout le dégoût de voir un collègue qui ne manque pas de caractère évoluer plus rapidement que soi.

L’authenticité dans les relations est donc une clef d’épanouissement.

Se déguiser, se travestir, se faire passer pour un autre, demande beaucoup d’énergie et de sacrifice qui, à force, usent et frustrent. A part s’empoisonner, se renier à petit feu, il est important de se respecter d’abord.

Si vous êtes gentils, soyez le vraiment. Si vous êtes méchants, soyez le vraiment. Le respect de soi-même est plus important !

L’authenticité dans le rapport à soi

Dans le livre Protegor, qui traite de sécurité en milieu urbain, il y a une phrase que j’affectionne beaucoup : “il vaut mieux être un lapin qui sait qu’il est un lapin, qu’un lapin qui se prend pour un lion”.

Être conscient de ce que l’on est est le seul moyen de ne pas trop se tromper sur ce que l’on peut faire !

La principale source de problèmes c’est la distance entre ce que l’on est vraiment, et ce que l’on pense être.

Souvent, on observe une distance entre le comportement d’un individu et son discours. Le comportement est lié à ce qu’il est, et son discours à ce qu’il pense être ! Certains parlent ici de congruence de l’individu.

Un individu authentique est congruent sur le long terme.

Il est possible d’être congruent pendant un laps de temps donné, dans un but précis. Cependant si cela n’est pas compatible avec la nature de l’individu, l’énergie et les efforts sont trop grands à supporter sur une longue période.

Par ailleurs et soit dit en passant, la colère est généralement issue d’un trop gros effort pour aller contre sa nature.

Etre authentique c’est ne pas renier sa nature, au profit des circonstances, des relations, des expériences.

Être conscient de la réelle intention inhérente à chaque acte de notre vie permet de discerner l’authenticité du reste.

Comment faire ?

Il faut tout d’abord redécouvrir sa propre nature en apprenant à s’écouter.

Notre vie moderne est une source considérable de détournement d’attention. Nous passons notre temps à nous embrouiller la tête et à obscurcir notre écoute intérieure. A qui profite le crime, je vous le demande !

Ensuite, dans toutes les situations où nous ressentons de la frustration par rapport à notre comportement, observons-nous ! Posons-nous la question de savoir si cette frustration provient d’une censure de notre nature, d’une mauvaise appréciation de notre entourage…

Une personne authentique n’a que faire de ce que pensent les autres à son propos. Elle n’a pas peur d’avoir des ennemis. Car elle sait qu’on ne peut plaire à tout le monde !

J’aimerais d’ailleurs faire une remarque concernant le confusion entre individualisme et égoïsme.

L’égoïsme est le dénis des autres, ce que n’est pas l’individualisme. L’individualisme est le respect de l’individu en relation avec les autres.

Chercher à être responsable et assumer chaque instant de notre vie, sont aussi des manières d’être authentique. On a pas envie d’être coupable d’erreurs ou de faute. Cela donc nous force à l’introspection, pour déterminer si ce que nous faisons est en accord avec nos principes et notre nature.

Voilà en quelques mots, mon propos sur l’authenticité. :)

Et n’oublions pas : sourions, respirons, faisons-nous du bien, et relâchons-nous !

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