mai
Le mouvement c’est la vie
Bonjour.
Je vais commencer par raconter quelque chose qui n’a rien à voir avec le sujet de l’article.
Hier j’ai eu l’occasion de rencontrer pour la première fois un ami américain que je connais à travers internet depuis 2000.
Cette rencontre a été superbe, sa femme et lui même expriment réellement et sincèrement une joie de vivre, que je n’avais pas rencontrée depuis longtemps. Une réelle bouffée d’oxygène qui me fit un bien fou.
Voilà je tenais à le faire remarquer, car je trouve que ces moments sont assez rares et précieux pour les souligner.
Maintenant revenons à nos moutons.
En fait cela n’a pas tant si rien à voir avec cet article, car c’est en les observant et à l’aune de mon expérience du Systema que l’idée de cet article a point dans mon esprit.
Pour faire simple et court : « La manière dont nous bougeons et interagissons physiquement est fortement conditionnée par notre état intérieur« .
Ce qui par ailleurs me fait souvent dire « celui-là, rien qu’à voir comment il bouge, j’aimerais pas être dans sa tête :) « .
On parle souvent de langage corporel. La PNL est d’ailleurs en partie basée sur l’observation sélective de certaines réactions corporelles qui informent l’observateur à l’insu du sujet qui n’en a pas conscience.
De la sorte, il est possible en utilisant la PNL d’obtenir beaucoup d’informations sur l’état d’un individu à l’instant de l’observation. Il est toutefois possible d’élargir le concept.
En fait le corps humain est un système en perpetuel apprentissage. La manière dont nous bougeons aujourd’hui conditionne la manière dont nous bougerons demain.
Plus nous faisons un certain type de gestes ou de mouvements plus nous nous adaptons à les faire.
Le principal travers est la surspécialisation. Plus nous répétons un geste, plus nous adaptons le corps à le faire au niveau structurel, musculaire et neurologique. Donc nous serons de plus en plus efficace à faire ce mouvement, mais malheureusement, nous aurons de plus en plus de difficultés de faire d’autres mouvement.
L’adaptation à un mouvement peut parfois être irreversible. C’est la blessure. Le corps a bien essayé de s’adapter au mouvement qu’on lui demandait de faire et refaire, mais cela allait au delà de ses capacités intrinsèques. Et c’est l’accident. Malheureusement cette suradaptation néfaste a un impact direct sur la mobilité et la liberté de mouvement.
Qui souffre des tendons, qui souffre d’une fracture, qui souffre d’une entorse voit radicalement sa mobilité locale ou globale diminuer.
La réalité réside en ceci : « Nous sommes en perpétuel état d’auto-conditionnement« .
La semaine dernière à l’entrainement, vers la fin du cours, il a été demandé de faire du combat souple. Genre boxe libre avec les poings. Observer ce genre de chose est très instructif pour la principale raison qu’un exercice de ce genre revêt pour beaucoup de pratiquants une intensité émotionnelle particulière. C’est du combat, on sort du cadre d’un exercice spécifique et encadré, on laisse place à l’inattendu, à la surprise ….
Alors premièrement c’est toujours intéressant d’observer le conditionnement naturel des gens : ils se mettent en garde.
Ils ferment les poings, rentrent la tête, montent les avant-bras au niveau de la poitrine. L’effet de la tension psychologique s’exprime physiquement par une contraction totale du torse, du cou, et des bras. Et là l’observation montre vraiment la restriction de mobilité liée à ces tensions.
Ils bougent beaucoup moins, tout en bloc, les mouvements sont saccadés, pas de fluidité …
Dans cet exemple, je parle d’une situation particulière et isolée dans le temps. Maintenant imaginez un peu ce qu’il arrive à un individu qui se retrouve constamment sous tension psychologique et donc par conséquence physique. Par exemple un contexte professionnel très stressant. Les tensions physiques pas forcément aussi exacerbées que dans l’exemple précédent, s’installent petit à petit. Et petit à petit rogne sur la mobilité de l’individu.
Et petit à petit cette mobilité s’amenuise, enfermant l’individu dans sa prison de tension.
Le plus pervers étant que cette restriction de mobilité et cet état de tension continue de s’exprimer en dehors de tout contexte émotionnel spécifique, et donc affecte l’individu dans sa vie au quotidien, le maintenant constamment dans un état de tension.
Ces tensions peuvent aussi apparaîtrent lors d’évènements particuliers qui jalonnent la vie d’un individu souvent associés à un choc émotionnel.
C’est un phénomène bien connu des thérapeutes manuels qui peuvent voir un patient fondre en larme avec des souvenirs qui remontent à la surface brusquement, lorsqu’il manipule le patient sur une zone particulière, lorsqu’il lève un blocage, ou traite une douleur récurrente.
D’ailleurs en travaillant sur le mouvement, en cherchant à reconquérir la liberté de mouvement, il s’opère un travail profond sur l’état psychique et psychologique. C’est la base des thérapies corporelles basées sur le mouvement et le travail postural.
Pour conclure cet article, je dirais que toute pratique physique est bénéfique du moment que l’on a conscience de ce que l’on fait.
Le gros travers de notre époque et notre société c’est la performance. Le sport n’est pas épargné et beaucoup trop de gens travaillent de manière improductive. Trop souvent je vois les gens en stress cardio-respiratoires. Ils reviennent tout rouge de leur scéances, content et heureux d’avoir transpiré.
Cependant ce qu’ils font est fondamentalement mauvais : au lieu de se destresser, ils augmentent leurs tolérances au stress. Chimiquement, leur stress n’a pas baissé, voir même il a surement augmenté. Les composés chimiques hormonaux continuent donc leur actions sur le corps, et maintiennent l’individu dans un état de stress et de tension.
Par contre ils ont la sensation d’avoir bien travaillé à cause des endomorphines produitent par le corps pour adoucir la douleur de l’effort, et la fatigue musculaire leur donne une fausse sensation de détente.
BEWARE !!!! :)
Et n’oublions pas : sourions, respirons, faisons-nous du bien, et relâchons-nous !
Gratuit :
Comme chaque fois, je vous invite à vous inscrire au suivi par mail de ce blog. Vous serez ainsi informé de l’activité de ce lieu, et vous recevrez les prochains articles bien au chaud dans votre boite aux lettres. Pour ce faire cliquez sur le lien suivant : S’inscrire à Gai rire, l’être digne par Email
Articles associés

mai 17th, 2009 at 14:24
Merci pour ce billet. Sourire utilise moins de muscle que faire la tête, alors en effet, restons zen ;)
mai 18th, 2009 at 03:31
Rire et Pleurer sont deux moyens qu’a le corps pour évacuer les tensions.
C’est d’ailleur le principe de l’humour et des blagues.
Par le story telling on crée une tension une attente qu’on casse de manière surprenante. Le corps pour évacuer la tension crée provoque l’éclat de rire.