Bonjour,

Après moultes péripéties l’exemplaire commandé outre atlantique a fini par arriver dans ma boite aux lettres.

Pour un bouquin parlant des survivalistes, il a du faire la traversée à la nage, bravant les courants, les tempêtes et les requins ! :)

Bref, ayant achevé la lecture de « The Game », le précédent ouvrage du même auteur racontant ses aventures dans la communauté des séducteurs américains. J’étais très impatient de découvrir son experience dans le monde des vrais hommes qui apprennent à survivre.

Évidemment je mets en garde celles et ceux qui seraient interressés par cette lecture. En rien ce livre est un manuel de survie, ni même un manuel d’espionnage ou de self defense.

Comme « The game » n’était pas un manuel de séduction, « Emergency » est comme son prédécesseur une sorte de roman autobiographique qui raconte l’évolution de l’auteur, relate ses experiences, et fait état de ses réflexions.

Neil (l’auteur) part d’une constatation : l’état quand tout va bien est l’ami du citoyen, mais quand tout va mal, il vaut mieux ne pas compter sur l’état.

Cette vision est à nuancer car elle est fortement américaine, et surtout comme le dit Neil découle de ce qui s’est passé en Louisianne avec l’ouragan Katrina.

Le spectacle de l’incompétence étatique voir même de leur totale inexperience associées aux émeutes, vol, et violence pour des gens qui la veille encore vivaient tranquillement à fait prendre conscience à Neil de la fragilité du confort caractérisant les sociétés modernes.

Dans un autre registre il prend conscience que le ressentiment face à son propre pays dans le reste du monde n’est pas fictif. Surtout avec la politique menée par Bush qui a exacerbée la haine des américains, un peu partout dans le monde.

Fort de ces deux constats, il se rend compte qu’il n’est pas forcément judicieux de se cacher derrière sa nationalité pour avoir droit à un traitement de faveur à l’étranger et qu’il est le premier concerné pour assurer sa vie et protéger les siens en période trouble.

On retrouve donc Neil qui essaye d’obtenir une double nationnalité. Ce qui on le découvre dans le livre, peut être très facile dans certaines circonstances, mais aussi long et fastidieux dans d’autres.

Il cherche aussi à protéger ses biens et ses richesses, en restant au maximum dans la légalité, ce qui n’est pas chose aisée pour qui veut sortir des capitaux des états Unis.

Il aborde ensuite son initiation à la survie.

Avec cette experience très marquante où il tua une chèvre avec un couteau.
Comme le dit son instructeur : « si chaque personne devait tuer les animaux qu’il mange, la majorité de l’humanité serait végétarienne ».

Cette experience est presque traumatisante pour lui, mais elle lui fait franchir un pas : il s’engage réellement dans sa survie.

On le retrouve un peu partout:
- chez un instructeur de survie en nature
- chez un coutelier qui le forme au combat au couteau
- chez des specialistes de la survie urbaine, de l’évasion
- …

Il se forme et accumule savoir, experiences et connaissances, mais il manque toujours quelque chose.

En fait il se rend compte que malheureusement cette autonomisation l’éloigne des autres. La dépendance des gens face au système, le manque de respect des principes de base de vie et survie, le jemenfoutisme ambiant, font que la plupart des gens qu’il a rencontré se cache pour vivre à leur manière et assurer leur survie.

En fait ils survivent déjà sans raison particulière.

Et puis Neil a besoin de confronter son savoir à la réalité. Comment appliquera-t-il ses connaissances en situation ? Saura-t-il gérer son stress ? …
Car la majorité des stages qu’il a suivit sont basées sur des simulations.

Pour cela il finit pas s’enroler comme volontaire civil qui assiste les services d’état en cas de soucis. Il obtient aussi son brevet de secourisme, et va jusqu’à s’enroler chez les pompiers.
Là il y a de l’action, du danger, du vrai stress. Il n’est plus un survivaliste de salon.

En résumé j’ai beaucoup apprécié le coté cheminement de l’auteur, par son questionnement et ses prises de consciences.

Le style est très fluide et la lecture est aisée.

Il laisse en référence les gens qu’il a rencontrés durant cette initiation.

Et surtout il ressort plus homme, capable de s’assumer et de vivre surtout lorsque le confort disparait.

Cependant cela n’est pas un manuel de survie. Plutôt une invitation à découvrir ce monde et à s’autonomiser.

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Et n’oublions pas : sourions, respirons, faisons-nous du bien, et relâchons-nous !

Gratuit :
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