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Hygiène de vie, hygiène de consommation
Bonjour,
Il y a quelques semaines, je suis allé au salon du Zen à Paris. M’intéressant au bien-être, à la détente, et à tout ce qui peut améliorer ma qualité de vie, je pensais que j’y trouverais peut-être des choses utiles en adéquation avec mon mode de pensée.
Bilan : j’y suis resté 1heure et je suis parti presqu’en m’enfuyant.
La raison principale était que je ne supportais pas d’être assimilé aux gens que j’y ai vu, à l’atmosphère stupide et mercantile. Trop de monde, trop de produits miracles, trop de tension et d’énervement. L’impression d’être dans une boutique Zara le jour de l’ouverture des soldes.
Respire un bon coup vieux ! Hummm ça va mieux.
En fait, mon principal reproche c’est de faire les mêmes recettes en changeant les produits.
Je m’explique. Le biais intellectuel de la médecine classique, basée sur la chimie, est de principalement s’attaquer aux conséquences désagréables d’un problème plutôt qu’à sa cause.
Par exemple, lorsqu’une personne a de la température, celle-ci n’est pas le problème, mais la solution que le corps a trouvé pour résoudre le problème. Donc vouloir à tout prix faire baisser la température, c’est empêcher le corps de résoudre la cause du problème.
Évidemment il faut surveiller cette température, et soutenir le corps dans son travail de réparation. Mais si l’on s’attaque aux outils dont le corps dispose pour se réparer, nous sommes contre-productifs.
C’est la même chose avec le nez qui coule, avec la toux et le mucus …
D’ailleurs sur le long terme, à force d’empêcher le corps de se nettoyer, il aura tendance à choisir des solutions beaucoup plus dramatiques.
Sans compter les effets destructeurs des médicaments qui provoquent ce que l’on appelle dans le jargon des maladies iatrogènes (les fameux effets secondaires).
Pourquoi dis-je qu’on prend les mêmes recettes en changeant les produits ? Une réponse facile : c’est le business des compléments alimentaires.
Pour résumer : vous mangez mal donc prenez des compléments alimentaires.
En teneur cela donne : continuer de manger mal, et soulager votre conscience par la prise de compléments alimentaires.
Donc là encore, on s’attaque aux effets de la cause, mais pas à la cause elle-même. Voilà où se trouve l’erreur de raisonnement, qui ne sert que des intérêts financiers.
Dans un autre registre, je rigole toujours à chaque fois que le débat sur la sieste au travail refait surface dans nos médias. Je suis convaincu que le lobby de la sieste est fortement soutenu par celui des restaurateurs. Les paupières lourdes de 14h30 sont simplement l’effet d’une cause : un repas trop riche, trop lourd. Les ressources du corps sont accaparées par la digestion, celui-ci passe donc en mode veille.
Alors là encore, au lieu d’entamer une réflexion de fond avec les professionnels de la restauration sur la composition des menus et les effets directs de la nourriture sur le métabolisme, on préfère soutenir la sieste, histoire de détourner le regard des pratiques industrielles des restaurateurs: plus de sucre, plus de graisse.
Sans oublier non plus que, hausse du coût de la vie aidant, les gens ont tendances à se bâfrer à moindre frais à la cantine d’entreprise pour ne rien manger le soir.
Pour revenir à mes petits compléments alimentaires, je me souviendrai toujours de la seule et unique fois où je suis allé voir un naturopathe. C’était nécessaire pour mon inscription dans l’école de naturopathie. Je ne doutais pas un seul instant que j’eusse des soucis vu mon hygiène de vie à l’époque. Je sortais du rendez-vous avec une ordonnance. Je vais à la boutique bio qui possédait tous les produits inscrits sur celle-ci. Je ressors délesté de la modique somme de 193 euros. Pilules oméga 3, sirop lacto-fermenté, gélule de ferment pour les intestins, sirop pour le drainage du foie…. Sourire du bienheureux aux lèvres.
Quelques temps plus tard, je retourne dans cette boutique pour cette fois y acheter des amandes (c’est fou ce que les amandes c’est bon pour le corps, croyez-moi) et j’y retrouve cette naturopathe qui comme par hasard y travaille aussi comme vendeuse. Après les politesses d’usage, je lui pose une question : « Mais finalement, si j’avais modifié mes habitudes alimentaires, je n’aurais pas eu besoin de tous ces produits si couteux de la dernière fois ? ». Sa réponse sans appel sur ma connerie : OUI EVIDEMMENT.
On m’y a pris une fois, on ne m’y reprendra plus.
Car bêtement, en mangeant quelques artichauts, quelques poireaux, quelques haricots, à la place de la charcuterie, du pain, du fromage, des pates,…, l’effet aurait été le même.
Pour conclure, car je suis un peu long aujourd’hui, j’aimerai simplement que vous, lecteurs adorés, dont la qualité me flatte de jour en jour, réfléchissiez, si cela n’est pas déjà fait, à tout ceci.
Prenez conscience que vous êtes acteur de votre santé, et de votre consommation.
Réfléchissez à chaque fois si ce que vous faites s’attaque à une conséquence, ou à une cause.
Si l’idée vous en dit, voici quelques pistes à creuser au sujet de la nutrition :
- « L’alimentation ou la troisième médecine » du docteur Seignalet
- Les ouvrages de Madame Kousmine, figure de proue du régime paléolithique
- « Le jeûne » de Gisbert Bölling
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novembre 19th, 2008 at 03:21
Très vrai tout ça. La santé et l’alimentation sont des éléments clés pour être bien dans sa vie.
novembre 19th, 2008 at 04:08
C’est vrai qu’on a généralement tendance à occulter les problèmes de fond en cherchant tout de suite la « recette miracle » au lieu de se pencher sur la cause ou les causes du mal. Finalement, c’est juste une question de prise de conscience qui peut nous amener à adopter un comportement plus sain…en même temps tout dépend bien entendu du caractère et de l’ « ouverture d’esprit » de chacun d’entre nous.
Ce sujet me fait quand même penser à notre comportement vis-à-vis de notre hygiène de vie, à trop vouloir aseptiser notre environnement de même que répondre à certains maux en se précipitant sur des médicaments ou autres on en vient à en subir les effets inverses. J’entends par-là que des que l’on sort de notre environnement habituel on est beaucoup plus susceptible d’être victime du moindre parasite ou microbe présent.
Ahhh si l’on pouvait revenir à des choses simples ( que ce soit dans la tête ou dans notre comportement ) je pense que ça irai déja un tout petit peu mieux ;-)