Bonjour,

Quand on pratique une activité où il ne s’agit pas de copier, imiter ou singer un autre, mais véritablement d’être créatif, on arrive souvent à la problématique de l’échec et de la confiance en soi.

J’en veux pour exemple les entraînements de Systema, basés sur le travail d’exercices qui vise l’assimilation de principes, plutôt que l’apprentissage par répétition d’une chorégraphie.

Les débuts d’un nouvel arrivant sont très difficiles, surtout car le cadre n’a rien d’habituel à ce qu’il a toujours connu. On ne lui demandera jamais de faire comme l’instructeur, car nous sommes tous conscients que l’instructeur autant que quiconque a sa personnalité propre et que son langage corporel lui est propre.

Donc le nouvel arrivant est mis face à lui-même, sa propre personnalité, on lui demande de digérer des principes et de les exprimer avec son langage corporel.

Et là c’est le drame !

Car que va faire le débutant ? il veux savoir s’il fait bien les choses. Or le seul moyen pour lui de le savoir, c’est de copier ce que fait l’instructeur et de comparer les résultats. Or forcément, c’est pas bon. Donc cela le frustre, cela le tend, éviter l’échec devient sa première priorité, ce qui de toute évidence contribue encore plus à l’échec. Bref, un cercle vicieux.

Tout cela car le monsieur n’a pas envie de se tromper.

Pourtant on a tous le droit de se tromper. D’ailleurs on l’utilise dés la sortie du ventre de maman.
Mais par contre plus on grandit moins on y aurait droit. Ce n’est pas juste. J’accuse !!!

Pourtant l’échec est le meilleur moteur d’apprentissage et de réussite. Combien de gens qui écrivent des bouquins pour expliquer comment ils ont réussi, disent qu’avant de réussir ils se sont trompés 50 fois, 100 fois, 1000 fois, et surtout se trompent encore.

Moi-même qui ne gagne pas des millions (enfin pas encore) je le dis aussi. Voyez-vous ça, ma p’tite dame.

Alors par contre, petite remarque, le droit de se tromper, ce n’est pas le droit de faire des bêtises.
Ne pas confondre droit à l’échec et inconscience.

Reprenons donc.

Accepter de se tromper est donc positif. D’une part cela facilite l’action, le pire entre ne rien faire et se tromper c’est de ne rien faire. Ensuite sur un plan informationnel, vous en savez plus, vous savez que ce que vous avez fait ne fonctionne pas, et forcément cela augmente la vitesse de convergence vers des solutions viables.

Accepter de se tromper diminue la tension psychologique liée à l’échec, ce qui permet au cerveau d’avoir plus de ressources pour la créativité, l’adaptation et moins sur cette tension.

Sur un autre plan un peu plus intime, accepter de se tromper, c’est aussi apprendre à s’aimer (je sais pas d’où je la sors, mais doit y avoir un rapport :)). Accepter ses erreurs, c’est accepter qui on est vraiment. Et non s’illusionner sur la projection de ce que l’on veut être. Accepter de se tromper, c’est assumer qui l’on est réellement.

Rien que pour cela, je suis pour le droit à l’échec.

Donc surtout la prochaine fois, soyez tolérant avec vous-même, et je vais partager un Secret avec vous : plus vous accepterez de vous tromper, plus vous réussirez. Etonnant, non ?

Alors par contre, peut-être me suis-je moi-même trompé en écrivant cet article ? Mais heureusement, toi lecteur fidèle tu n’hésiteras pas à me le dire, évidemment.

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