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La Zone de confort (première partie)
Voici en effet le début d’une série d’article sur la zone de confort.
« La vie commence à la sortie de la zone de confort »
Qu’est ce que cela peut-il bien signifier ? Qu’est ce que la zone de confort ? Pourquoi et comment en sortir ? Est-ce mal le confort ?
Bref voilà bien des interrogations que suscite cette phrase. Nous allons donc essayer d’y répondre ou en tout cas apporter de l’eau au moulin dans cette série d’article.
La zone de confort est un concept vague, qui s’emploie dans une multitude de contexte et situation. Généralement l’interlocuteur dans un effort de compréhension s’escrime à imaginer ce qu’est une zone de confort. Souvent une interprétation intuitive suffit à effleurer ce concept si chéri (ou haï) par le rayon développement personnel de la fnac. Cependant cette notion reste floue par un manque de rationalisation. Bref pour faire court, on l’emploie souvent sans savoir vraiment ce que c’est.
Je propose donc une tentative d’explication, qui je le veux sera la plus complète possible.
L’homme est une formidable entité possédant un cerveau. Physionomiquement, le cerveau humain est une arme. Notre corps n’est pas spécialement solide, ne possède pas de canine géante, de griffe, de corne, notre peau est fragile, notre force est relative par rapport à ce qui peut se voir chez les autres espèces animales.
Nous sommes juste moyennement un peu de tout. Par contre, notre principal atout est notre formidable capacité d’adaptation, notre créativité.
Je pourrais étayer un peu plus en parlant de l’antagonisme pouce/index, spécificité de l’Homme, et par conséquent son premier outil. Ensuite continuer sur la symbiose entre l’homme et l’outil qui progressivement l’éloigne de sa condition naturelle tout en ayant continuellement contribuer à faire progresser l’homme dans ses structures neuronales les plus profondes. Mais ce n’est pas le propos ici, si ce n’est pour constater que de tout temps, l’homme cherche le confort. Concept fourre-tout, englobant finalement la satisfaction de tous les besoins primaires (et les autres) avec un minimum de dépense d’énergie et un maximum de rendement.
Le confort en soi c’est bien. C’est de la sécurité, de la quiétude, être à l’abri des besoins, s’assurer que chaque jour l’on pourra vivre et non survivre. Bref un bel objectif, ou état si déjà atteint.
Là où ça se complique un peu c’est lorsqu’on considère le prix à payer pour ce confort.
Je ne parle pas simplement de la valeur monétaire du confort. Je parle aussi de son coût psychologique. Son coût moral. Son coût sur l’épanouissement de l’individu.
Je m’explique. Par exemple vous vivez une relation très tendue avec votre partenaire. Elle vous insatisfait sur beaucoup de point. Sexuellement, affectueusement. Chaque soir c’est tendu au foyer. Cependant vous ne voulez pas quitter votre partenaire par peur de la solitude.
Et voilà vous êtes en zone de confort et ne voulez pas en sortir. Donc vous sacrifiez votre vie, le potentiel bonheur de vivre seul ou de rencontrer quelqu’un d’autre, vous consommez des anti-dépresseurs, anti-stress, pour le simple fait de ne pas être seul(e).
En fait vous ruinez votre vie pour une illusion de confort. Vous vous empêchez de vivre des expériences nouvelles par peur du risque.
Plus vous vous accrochez à ce confort, plus le risque semble immense. Et moins vous voudrez en sortir. Vous subissez totalement la vie au lieu de la vivre, voilà pourquoi la vie commence à la sortie de la zone de confort.
Car la vie c’est avancer, s’épanouir, prendre des risques, être heureux, chercher chaque instant à se rendre meilleur. Tout le contraire de ce qu’est une zone de confort, qui endort, qui affaiblit, qui rend peureux, trouillard face au changement. S’accrocher désespérément à presque rien en passant à coté de tout.
Dans les prochains messages nous verrons comment se désenclaver de la zone de confort. Ne pas refuser le confort là ou il est, mais tout en restant vigilant à ce qu’il n’étouffe pas notre vie par un coût trop grand.
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